Montrer les sections Cacher les sections
Sam Simmonds et son arrivée à Montpellier
Interrogé par Actu Rugby sur son choix de carrière et son arrivée en Top 14 à Montpellier, le 3e ligne anglais Sam Simmonds est aussi revenu sur ses premiers amours. Après avoir trainé sa misère en queue de peloton du Top 14 pendant des mois, Montpellier retrouve peu à peu des couleurs et recommence prudemment à regarder vers le haut. Recruté pendant l’été 2023, l’ancien 3e ligne d’Exeter Sam Simmonds s’est longuement confié à Actu Rugby sur son acclimatation dans une saison mouvementée, son choix de carrière et ses premiers amours de sportif.
Un début de saison chaotique
Actu : Imaginiez-vous un tel scénario en arrivant dans un club ambitieux comme Montpellier ?
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Sam Simmonds : Arriver en France, c’était déjà un nouveau départ et très différent de ce à quoi j’étais habitué de toute façon. Mais en plus de ça, avec nos performances et notre place pendant la première moitié de la saison… À Exeter, nous avions connu beaucoup de succès, avec 6 ou 7 finales consécutives. Je voulais un nouveau départ, mais je ne l’avais pas imaginé aussi chaotique ! À Exeter, j’ai travaillé avec le même staff pendant dix ans, alors en côtoyer deux différents en six mois, c’est un peu nouveau. Mais il faut s’adapter.
Un nouvel objectif à atteindre
D’ailleurs, vous allez peut-être bientôt être en position de revoir vos objectifs à la hausse…
S.S. : Je crois qu’il est encore tôt pour regarder vers le haut. Nous avons pris les semaines les unes après les autres, et ça nous donne aujourd’hui l’opportunité de peut-être regarder vers le haut, mais nous devons encore nous concentrer sur notre sortie de cette lutte pour le maintien. Si nous y arrivons, nous verrons où ça mènera à la fin. Soyons déjà fiers de ce que nous avons fait ces trois ou quatre derniers mois, de notre bagarre pour obtenir une meilleure place.
Le déclic au MHR
D’après vous, qu’est-ce qui a produit ce déclic au MHR ?
S.S. : C’est difficile de dire ce qui a changé. Ces mêmes joueurs qui n’y arrivaient pas en début de saison, ont été de grands joueurs pour ce club les années précédentes. Quelle que soit la raison, nous n’y arrivions pas, et nous nous sommes retrouvés dans un cycle infernal de défaites qui est difficile à briser. Une fois que nous sommes parvenus à le faire, on a commencé à enchaîner les résultats, à gagner à l’extérieur, à être performants à domicile. Que ce soit le changement de staff, ou le recentrage de tout le monde vers l’objectif du sauvetage du club, ça marche.
Le maintien en ligne de mire
Est-ce seulement un changement psychologique, une question d’approche du nouveau staff ?
S.S. : Une grande partie de ce changement est mental. Le rugby est un sport physique, mais ce n’est possible que si vous êtes prêt mentalement. Il faut y être à l’entraînement pour être performant le week-end. Il fallait aligner tout le monde dans le même sens, et je pense qu’il fallait qu’on travaille sur cet aspect. C’est en tout cas quelque chose que le nouveau staff a identifié en arrivant, et ils ont l’air d’avoir réussi. Et puis, ça se joue sur de petites choses. Ces matchs que nous perdions, cette série de huit défaites, se sont souvent joués sur des détails. Nous n’étions pas loin, il nous fallait juste commencer à gagner pour construire.
Pas de regrets pour Sam Simmonds
Vous est-il arrivé de regretter, au plus fort de la tempête, votre choix de signer à Montpellier ?
S.S. : Je ne me suis jamais dit que je m’étais trompé, je n’ai jamais regretté ma décision de venir. Ce choix ne s’est pas fait en un claquement de doigts. Avant même de recevoir l’offre de Montpellier, cela faisait un an ou un an et demi que je songeais à partir. Quand ça devient difficile, que vous perdez, il y a des moments où tout n’est pas que sentiments positifs. Vous vous dites, « et si on continue à perdre », « et si on finit derniers »…
Donc on y pense forcément…
S.S. : C’est là que l’aspect mental prend toute son importance, qu’il faut se reconcentrer sur le nouveau défi que représente chaque semaine. Bien sûr, en signant à Montpellier, je ne me suis pas dit que le challenge serait de maintenir le club. Je m’attendais à jouer le Top 6. Mais quand ces choses arrivent, vos attentes évoluent, vos objectifs évoluent. Et c’est déjà une aventure en soi. Mais à aucun moment je ne me suis dit que j’avais fait une erreur. Parce qu’au-delà des résultats, j’adore cette nouvelle aventure de la vie à Montpellier, j’aime notre groupe de joueurs, les Français et les étrangers, où j’ai été très rapidement inclus et accepté.
Un choix entre le foot et le rugby
Dans les moments difficiles, il est primordial de trouver un équilibre hors du rugby. Pour vous, quel est l’échappatoire ?
S.S. : Je suis passionné de foot ! En grandissant, je ne jouais même qu’à ça, avec mon frère et mes amis. Je crois que dans mon école, on a dû être deux à commencer le rugby un peu plus tard, le reste ne jouait qu’au foot. Tous mes potes qui sont encore en Angleterre sont des joueurs de foot. Et je n’ai commencé à vraiment me consacrer au rugby qu’à 15 ou 16 ans, il fallait faire un choix et c’est là que j’étais le meilleur. Et puis, mon père et mon oncle avaient joué pour le club local ainsi que pour le département. Mais je reste un grand fan de foot et de Liverpool, et le week-end devant la télé, entre foot et rugby, je choisis le foot !
Chaque jour, recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail avec la newsletter d’Actu Rugby. Inscrivez-vous par ici, c’est gratuit !
- #Montpellier Hérault Rugby (MHR)