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Le CHU de Montpellier propose des téléconsultations pour l’hyperémèse gravidique
Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Montpellier innove en lançant un service de téléconsultation dédié à l’hyperémèse gravidique, un désordre hormonal qui affecte près de 30 % des femmes enceintes et qui entraîne des symptômes tels que des nausées intenses et des vomissements.
Un trouble souvent sous-estimé
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Bien que la majorité des femmes enceintes souffrent de nausées, celles-ci peuvent parfois devenir si sévères qu’elles entraînent des complications telles que la déshydratation ou une perte de poids significative. L’hyperémèse gravidique (HG) est une forme extrême de ce trouble qui peut altérer considérablement la qualité de vie des femmes enceintes. Philippe Deruelle, professeur de gynécologie obstétrique au CHU de Montpellier, souligne que certaines de ses patientes peuvent vomir plus de cinq fois par jour, voire plus de 100 fois dans les cas les plus sévères. Cette situation peut, dans les cas les plus graves, avoir des conséquences mortelles.
Les méfaits de l’hyperémèse gravidique
Ce trouble, bien que touchant environ 1 % des femmes enceintes sous une forme sévère, est souvent minimisé. Les symptômes incluent une difficulté à s’alimenter ou à s’hydrater, des vomissements fréquents et une nausée persistante. Philippe Deruelle souligne qu’il s’agit d’un sujet trop souvent négligé, malgré ses impacts graves. « Les femmes enceintes sont souvent confrontées à des remarques telles que ‘Sois heureuse, tu es enceinte’ ou ‘Cela va passer’, alors qu’elles vivent une véritable souffrance », déclare-t-il.
« J’ai des patientes qui vomissent plus de cinq fois par jour, et même certaines qui ont plus de 100 vomissements quotidiens »
Téléconsultations pour un suivi rapide
Pour répondre à cet enjeu, le CHU de Montpellier a instauré un système de téléconsultation permettant une prise en charge dans un délai de 48 à 72 heures. « L’objectif est de proposer une réponse rapide aux femmes, peu importe leur localisation en France », précise-t-on. Grâce à une adresse email dédiée ([email protected]), les femmes en détresse peuvent facilement demander une assistance médicale. Des ordonnances peuvent être émises électroniquement, mais le professeur Deruelle insiste sur l’importance de la collaboration avec les médecins généralistes pour un suivi adéquat.
Un soutien global pour les patientes
Au-delà de l’aspect médical, le CHU de Montpellier entend également apporter un soutien psychologique aux patientes touchées par l’hyperémèse gravidique. Des associations et des patientes-partenaires sont disponibles pour offrir un soutien moral et des conseils pratiques. Un premier atelier en ligne est prévu pour novembre, afin de préparer les femmes enceintes aux risques et symptômes éventuels liés à une future grossesse.
Promouvoir une meilleure reconnaissance de ce trouble
Le CHU de Montpellier espère que ces initiatives favoriseront une meilleure reconnaissance de l’hyperémèse gravidique et une amélioration dans la prise en charge des patientes. Actuellement, 15 femmes sont suivies pour ce trouble, et le CHU reçoit environ deux emails par jour de femmes en détresse, ce qui rend les consultations à distance essentielles. « Ce travail de téléconsultation, que nous avons développé depuis deux ans et demi en collaboration avec une association spécialisée, répond à un besoin souvent ignoré », conclut Philippe Deruelle.
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