Montrer les sections Cacher les sections
- Répartition politique des députés de l’Hérault après les législatives
- 1ère circonscription : Jean-Louis Roumégas (NFP/EELV) porté par Montpellier
- 2e circonscription : Nathalie Oziol (NFP/LFI) réélue au 1er tour
- 3e circonscription : Fanny Dombre Coste (NFP/PS) retrouve l’Assemblée
- 4e circonscription : Manon Bouquin (RN) s’empare du Lodévois
- 5e circonscription : Stéphanie Galzy (RN) confirme dans le Clermontais
- 6e circonscription : Julien Gabarron (RN) prend le Biterrois
- 7e circonscription : Aurélien Lopez-Ligori (RN) réélu au 1er tour
- 8e circonscription : Sylvain Carrière (NFP/LFI) sur le fil
- 9e circonscription : Charles Alloncle (LR/RN) sans barrage dans le Lunellois
- Synthèse : la clarification héraultaise
Répartition politique des députés de l’Hérault après les législatives
Les résultats du second tour des élections législatives anticipées ont bouleversé la répartition politique des députés de l’Hérault. La situation dans ce département est différente de celle du reste du pays. Nous vous présentons un aperçu des neuf circonscriptions et une synthèse de la nouvelle configuration politique.
1ère circonscription : Jean-Louis Roumégas (NFP/EELV) porté par Montpellier
Au début de la soirée, Josyan Oliva (LR/RN) était en tête, mais le dépouillement des bureaux de vote de Montpellier a permis à Jean-Louis Roumégas de remonter son retard et de l’emporter avec une avance de 6 000 voix. L’écologiste retrouve ainsi son siège à l’Assemblée nationale grâce aux électeurs montpelliérains.
2e circonscription : Nathalie Oziol (NFP/LFI) réélue au 1er tour
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Sans surprise et sans concurrence, Nathalie Oziol, candidate de La France insoumise, a été largement réélue dans cette circonscription exclusivement montpelliéraine.
3e circonscription : Fanny Dombre Coste (NFP/PS) retrouve l’Assemblée
La socialiste Fanny Dombre Coste est arrivée en tête dès le premier tour et a confirmé sa victoire lors du dépouillement des bureaux de vote de Montpellier. Elle retrouve ainsi son siège à l’Assemblée nationale.
4e circonscription : Manon Bouquin (RN) s’empare du Lodévois
Après une lutte serrée, Manon Bouquin a finalement remporté cette circonscription avec une avance de 778 voix sur son adversaire Sébastien Rome. Elle bénéficie notamment du report des voix du Rassemblement National et des votes blancs.
5e circonscription : Stéphanie Galzy (RN) confirme dans le Clermontais
Stéphanie Galzy, candidate du Rassemblement National, conserve son siège à l’Assemblée nationale malgré une progression moins importante que son adversaire Aurélien Manenc. Les reports de voix espérés n’ont pas été suffisants pour constituer un front républicain dans cette circonscription.
6e circonscription : Julien Gabarron (RN) prend le Biterrois
Dans le Biterrois, Julien Gabarron du Rassemblement National remporte la victoire face à Emmanuelle Ménard et Magali Cozier. L’étiquette du Rassemblement National a été déterminante dans cette circonscription.
7e circonscription : Aurélien Lopez-Ligori (RN) réélu au 1er tour
Aurélien Lopez-Ligori, député sortant du Rassemblement National, a largement distancé ses adversaires dès le premier tour de scrutin.
8e circonscription : Sylvain Carrière (NFP/LFI) sur le fil
Sylvain Carrière, candidat du Nouveau Front Populaire et de La France insoumise, a remporté cette circonscription avec une avance de seulement 395 voix sur Cédric Delapierre du Rassemblement National.
9e circonscription : Charles Alloncle (LR/RN) sans barrage dans le Lunellois
Dans le Lunellois, Charles Alloncle du Rassemblement National a remporté la victoire face à Nadia Belaouni. Les reports de voix du premier tour ont joué en sa faveur.
Synthèse : la clarification héraultaise
Avant ces élections, l’Hérault comptait trois députés Ensemble, trois députés du Nouveau Front Populaire affiliés à La France insoumise et trois députés d’extrême droite. Les députés de la majorité se sont désistés au second tour, excluant ainsi toute représentation d’Ensemble dans le département.
À présent, l’Hérault est partagé entre le Rassemblement National, qui gagne deux sièges, et le Nouveau Front Populaire, qui compte une circonscription en plus et voit une reconfiguration locale des forces de gauche. La France insoumise ne compte plus que deux députés, tandis que le Parti Socialiste et EELV retrouvent des représentants. Cette nouvelle configuration politique mérite d’être surveillée à Montpellier.
En observant la carte des résultats, on constate que les territoires ruraux ont voté majoritairement en faveur du Rassemblement National, tandis que les électeurs montpelliérains ont fait barrage à l’extrême droite dans certaines circonscriptions. Cependant, ces votes n’ont pas suffi à empêcher la victoire du Rassemblement National dans certaines circonscriptions rurales.
La clarification politique souhaitée par le président de la République ne s’est pas réalisée dans l’Hérault, où le parti d’Emmanuel Macron a disparu et où l’extrême droite a consolidé son ancrage dans les territoires ruraux. Montpellier reste le bastion de gauche dans ce département.