Montrer les sections Cacher les sections
Renforcement des effectifs de sécurité à Montpellier
Ce jeudi, Michaël Delafosse, le maire de Montpellier, a annoncé de manière publique l’augmentation des effectifs au sein de la police municipale, métropolitaine, ainsi que du GSRI sur le parvis de l’hôtel de la Métropole.
Un cadre surprenant a servi de toile de fond à cette annonce sur la sécurité à Montpellier: la conférence de presse s’est tenue en extérieur, devant l’hôtel de la Métropole dans le quartier d’Antigone, le jeudi 28 novembre 2024. Les nouvelles têtes des forces de l’ordre étaient présentes, suscitant la curiosité des passants qui s’interrogeaient sur la présence des uniformes. « Que se passe-t-il ? » se demandaient plusieurs d’entre eux.
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Portant son écharpe tricolore, Michaël Delafosse, maire de la ville et président de la Métropole, a fait le point sur l’évolution des effectifs: de 202 agents en 2020, le personnel dédié à la sécurité atteindra 433, plus du double. « Depuis juillet 2020, nous nous battons pour garantir la sécurité et le bien-être des habitants de notre territoire. Nous avons mis en place des moyens significatifs pour combattre ce phénomène qui nuisait à notre ville », a-t-il affirmé.
Protection des enfants
À terme, 58 agents feront partie de la police municipale, 40 de la police métropolitaine des transports, ainsi que 43 du Groupement de sûreté résidentielle inter-bailleurs (GSRI). À cela s’ajouteront 80 agents de la réserve communale de sécurité civile, parmi lesquels ceux portant des chasubles orange qui assurent la sécurité près des établissements scolaires. Ces agents, présents dans les zones à forte fréquentation, veillent à la sécurité des élèves aux heures d’entrée et de sortie des écoles. « Leur rôle est différent de celui des agents de la surveillance de la voie publique (ASVP), car ils accompagnent les familles et contribuent à instaurer un climat serein à l’école. Ainsi, les enfants peuvent se rendre à l’école en toute tranquillité, et les parents peuvent être rassurés, pour le bénéfice des 500 000 habitants utilisant les transports en commun gratuits », souligne Michaël Delafosse.
-
Montpellier : la Police Métropolitaine des Transports sur le terrain pour des opérations de sécurité
Le maire a exprimé sa satisfaction face à une « baisse de l’insécurité d’environ 30 % dans les bus et sur le tramway. Le procureur de la République a salué les efforts et les résultats obtenus dans la lutte contre cette problématique. Avec l’augmentation du nombre d’agents, notre police métropolitaine des transports sera l’une des plus importantes de France, à l’instar de celle de Nantes. Nous attendons également la brigade des transports en commun, qui a été promise depuis longtemps par la police nationale… ». Michaël Delafosse a profité de cette occasion pour rappeler que « la sécurité est une responsabilité qui incombe aux maires ».
Un engagement sans faille
Réagissant à des critiques émanant de ses opposants sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Nous ne mentons jamais, nous tenons nos engagements. Nous agissons contre l’insécurité avec des choix budgétaires conséquents pour garantir la sérénité dans les logements sociaux, les transports, les violences, la circulation et les écoles ». Cette cérémonie publique du jeudi marquait une affirmation de cet engagement fort.
Un soutien essentiel
La présence continue et le renforcement de ces équipes, qu’elles soient de jour ou de nuit, représentent un atout majeur pour la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN 34) de l’Hérault, surtout lors des nuits où les délits et crimes sont plus fréquents. Entouré de son adjoint en charge de la police municipale et de la tranquillité publique, Sébastien Cote, ainsi que de Julie Frêche et de Jean-Pierre Rico, maire de Pérols et vice-président de la Métropole, le maire a souligné que « prendre le tramway doit se faire en toute tranquillité ». Il a également annoncé l’inauguration de la ligne 5 du tramway qui reliera Lavérune à Clapiers, prévue pour le samedi 21 décembre prochain à 11h.
-
Montpellier : à la découverte du patrimoine montpelliérain… en tramway
Depuis septembre 2023, la police métropolitaine des transports a enregistré environ 5 000 interventions, avec un effectif qui passera de 33 à 42 agents d’ici juin 2025, ce qui en fera le plus grand effectif de France. Par ailleurs, 151 opérations ont été menées en collaboration avec la police nationale, la gendarmerie et les contrôleurs de TaM 3M. Au total, 778 atteintes à la sécurité publique et à la personne ont été traitées, avec 172 individus remis à un officier de police judiciaire. À la mi-2026, le nombre de policiers municipaux atteindra 240, dont 41 agents seront affectés à la brigade de nuit, avec 8 nouveaux policiers intégrant cette unité dès janvier prochain.
-
Montpellier : cinq bailleurs ne respectaient pas le permis de louer
Michaël Delafosse a précisé les missions du GSRI, citant un retour d’expérience : « mercredi, à la Mosson, des résidents m’ont fait part de leur satisfaction concernant le GRSI, la présence de ces agents est primordiale, car elle rassure les habitants ». Les bailleurs ACM Habitat, FDI Habitat, CDC Habitat, SFHE et Erilia participent à cette initiative, qui est la troisième de France, avec une autre unité qui sera prochainement créée à Sète. En effet, le conseil municipal de Sète a validé l’intégration de Sète Thau Habitat dans le Groupement d’intérêt économique de sûreté résidentielle, s’inspirant de l’expérience positive menée à Montpellier.
« La baisse de l’insécurité est de l’ordre de 30% dans les bus et le tramway, le procureur de la République loue les missions et les résultats dans la lutte contre ce fléau. Par le nombre d’agents à terme, notre police métropolitaine des transports sera une des plus importantes du territoire, avec celle de Nantes. Nous attendons, par ailleurs, la brigade des transports en commun annoncée depuis longtemps par la police nationale… ».
Incivilités et contrôles renforcés
La mission du GSRI est de lutter contre les incivilités et l’insécurité dans les logements sociaux, en vérifiant les parties communes, en contrôlant les halls d’immeubles et en s’assurant que les caves ou box ne sont pas squattés, tout en collectant des informations sur divers trafics. « Ces agents agissent en complément des policiers municipaux, des sapeurs-pompiers du Sdis 34 et des commissaires de justice, ex-huissiers », précise Michaël Delafosse.
Le nombre d’agents passera de 26 à 43 d’ici 2025. « Les agents de tranquillité résidentielle, en uniforme et à bord de véhicules marqués, sont sélectionnés après une formation de deux mois. Cette formation inclut un module spécifique dispensé par un policier formateur sur les techniques de sécurité en intervention et permet d’obtenir une autorisation de port d’armes non létales de catégorie D, comme des bombes lacrymogènes et des bâtons télescopiques de défense », a détaillé le maire.
-
Métropole de Montpellier : qui sera le directeur du groupement interbailleurs de sûreté ?
Depuis le 20 octobre 2023, le bilan du GSRI indique que les agents sont très actifs : 2 101 rondes résidentielles ont été effectuées, ainsi que 767 rondes ciblées en réponse à des troubles identifiés. Ils ont également procédé à 237 évictions d’individus perturbant le voisinage, constaté 32 nuisances sonores et 213 découvertes de produits et objets jugés illicites ou dangereux dans les parties communes ou techniques. Leurs actions n’ont pas plu aux trafiquants : en un an, les agents du GSRI ont saisi plusieurs kilos de résine et d’herbe de cannabis, de la cocaïne, des bouteilles de peroxyde d’azote, des armes blanches souvent utilisées pour manipuler des stupéfiants, ainsi que des paquets de cigarettes de contrebande, des kits de consommation de drogue, deux fusils, 169 cartouches et munitions de calibre 9mm, et 58 constatations de garages mécaniques clandestins dans les parkings souterrains des immeubles, un phénomène qui se développe.
« La Ville de Montpellier confirme son engagement envers la sécurité de son territoire avec d’importants moyens financiers, humains et techniques, et en renforçant les actions déjà entreprises ces dernières années, sous ce premier mandat »,
Un futur hôtel des sécurités
Cette liste impressionnante témoigne des efforts constants dans la lutte contre ces trafics. « La Ville de Montpellier s’engage fermement pour la sécurité de son territoire, en mobilisant des ressources financières, humaines et techniques significatives, tout en renforçant les actions entreprises ces dernières années dans le cadre de ce mandat », a commenté Michaël Delafosse, qui a pris le temps de saluer les nouveaux agents intégrant les équipes de sécurité et de protection des écoles.
-
Montpellier : l’hôtel de la sécurité abritera le centre de supervision urbain de la Métropole
Le maire a également mentionné que le projet de l’hôtel des sécurités, situé à Celleneuve, sera bientôt présenté. Il a révélé à Métropolitain s’être opposé fermement à la proposition de transférer le Centre de supervision urbaine (CSU) dans le centre d’information et de commandement (CIC) à l’hôtel de la police nationale de Montpellier, une initiative soutenue par la DIPN 34 Marjorie Ghizoli, qui prendra bientôt ses fonctions à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Son adjoint, le commissaire divisionnaire Benoit Desmartin, devrait lui succéder à la tête de la DIPN 34 – cette information n’est pas encore officielle – tout en maintenant des relations étroites avec la police municipale et la police métropolitaine des transports…
- #Police