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PimpUp : Une initiative pour les fruits et légumes « moches »
PimpUp se spécialise dans la collecte et la vente de fruits et légumes jugés « moches », souvent négligés par les grandes surfaces. Grâce à son succès croissant, cette initiative prévoit de s’étendre à travers tout le territoire français.
Fondée en 2021 à Montpellier par deux ingénieures, Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco, la start-up PimpUp, qui emploie actuellement 13 personnes, se consacre à la valorisation des fruits et légumes « moches », ces produits que la grande distribution refuse. Conscientes des enjeux du gaspillage alimentaire, elles ont mis en place un système permettant de récupérer ces denrées et de les proposer sous forme de paniers livrés.
PimpUp a choisi de s’implanter sur le marché-gare de Montpellier, le MIN, pour établir des liens directs avec les producteurs locaux. L’entreprise y propose des paniers de fruits et légumes frais du jour, qui, bien qu’inhabituels, sont tout aussi savoureux. Ce modèle a rapidement séduit de nombreux consommateurs.
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Un succès fulgurant pour PimpUp
« Avec un gaspillage alimentaire atteignant 10 millions de tonnes de produits encore consommables chaque année, PimpUp a su trouver une solution efficace : proposer aux consommateurs une alternative face à l’inflation tout en offrant aux producteurs locaux un écoulement économique », précisent Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco.
De Montpellier à Toulouse
Rapidement, PimpUp, qui est à l’avant-garde de la valorisation des invendus alimentaires, a étendu ses activités au marché-gare de Toulouse, avec un accueil tout aussi enthousiaste. « Notre approche est simple : nous récupérons des produits déjà cultivés ou en surplus qui seraient jetés ou peu valorisés pour créer une offre alimentaire abordable, durable et très pratique », ajoutent les deux co-fondatrices.
« D’ici fin 2026, plus de 200 produits seront accessibles à la commande sur le site de PimpUp : fruits, légumes, produits frais, boissons, crèmerie, protéines, épicerie sucrée et salée, etc. »
Le principe est simple : les clients s’abonnent et choisissent chaque semaine la taille de leur panier ainsi que l’heure de livraison. Ils reçoivent chez eux des paniers composés de produits locaux « à des prix compétitifs », précise Manon Pagnucco : « Dans ces paniers, vous découvrirez des fruits déformés, des légumes trop gros, des produits frais à consommer rapidement, des boissons avec un emballage défectueux ou périmées, ainsi que des produits laitiers et des articles d’épicerie, tous 100 % préservés du gaspillage ».
Personnalisation des paniers
PimpUp offre bien sûr des paniers de fruits et légumes de saison. Les prix commencent à 10 €, permettant à la petite entreprise de répondre à tous les budgets : « Nos paniers offrent aux consommateurs la possibilité de faire des économies tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Nous proposons des options variées : trois paniers mixtes, deux paniers uniquement de fruits ou deux paniers exclusivement de légumes… La personnalisation répond aux besoins de chacun et continuera d’évoluer ».
Vers une expansion européenne en 2027
Fortes de leur réussite en Occitanie et plus récemment à Marseille, PimpUp a décidé de s’étendre à d’autres villes. La start-up a récemment finalisé une levée de fonds de 1,7 million d’euros, destinée à faire d’elle le leader français dans la lutte contre le gaspillage alimentaire d’ici 2026, tout en s’attaquant à de nouvelles métropoles dès 2025 : « Grâce à cette levée de fonds, nous visons à étendre notre solution à l’échelle nationale, mais aussi à enrichir notre offre afin de maximiser l’impact écologique et économique de notre démarche, transformant ainsi nos habitudes de consommation sans sacrifier l’écologie ou la santé », espèrent les deux fondatrices.
Objectif : sauver 500 tonnes de nourriture en 2024
« D’ici la fin de l’année 2026, plus de 200 produits seront disponibles à la commande sur le site de PimpUp : fruits, légumes, produits frais, boissons, crèmerie, protéines, épicerie sucrée et salée, etc. », ajoutent Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco.
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En 2024, l’entreprise ambitionne de sauver 500 tonnes de nourriture, ce qui équivaut à la préservation de 100 millions de litres d’eau et à l’évitement de 200 000 tonnes de CO₂, gaz à effet de serre qui auraient été émis inutilement à cause de la production et du gaspillage de ces aliments.
PimpUp envisage même une expansion à l’international à partir de 2027, avec pour but d’adapter son modèle durable à d’autres pays européens. « Nous sommes persuadées que notre modèle peut être transposé, grâce à notre expertise et nos logiciels, dans toutes les zones où le gaspillage alimentaire est un problème, c’est-à-dire dans toute l’Europe et au-delà », conclut Anaïs Lacombe.