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Le centre de télé-imagerie Imadis, situé dans l’ancien hôpital Saint-Charles au centre de Montpellier, se charge de l’interprétation des radiographies provenant de neuf hôpitaux d’Occitanie.
De nombreux autres centres Imadis sont déjà présents sur le territoire français, notamment à Lyon, Bordeaux, Marseille, Rennes, Saint-Étienne, Dijon, Clermont-Ferrand, Brest, Strasbourg, Paris et Caen. À Montpellier, une équipe de médecins radiologues se consacre à l’analyse des examens d’imagerie médicale requis par divers établissements de santé régionaux.
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Un réseau de neuf hôpitaux collaboratifs
Ce mardi 3 décembre, le dernier centre Imadis a été inauguré à Montpellier, au cœur de la ville, dans l’ancien hôpital Saint-Charles. Une trentaine de radiologues y travaillent déjà activement. Depuis juillet, ils ont la responsabilité d’interpréter à distance les images médicales pour neuf établissements hospitaliers et une clinique d’Occitanie, notamment à Auch, Castelnaudary, Carcassonne, Narbonne et Tarbes, ainsi que dans d’autres localités comme Bagnères-de-Bigorre, Saint-Gaudens et la clinique Saint-Michel à Prades.
« Les centres Imadis contribuent à atténuer les inégalités géographiques et horaires en matière de soins, et assurent un accès équitable à une imagerie de qualité pour tous. »
Les locaux modernes de 140 m² comprennent une salle d’interprétation équipée de cinq consoles de travail, ainsi qu’un espace de restauration et trois chambres réservées aux médecins de garde. L’atmosphère est studieuse et tranquille, permettant aux radiologues d’analyser en continu divers types d’images (comme les radios, scanners et IRM) avant de transmettre les résultats aux établissements concernés. Un radiologue précise : « Le traitement d’une image prend seulement quelques minutes. »
Arthur Hamel-Senecal souligne que l’avènement de ces centres et l’expansion d’Imadis, qui existe depuis environ quinze ans, sont en lien avec plusieurs facteurs. Il évoque notamment l’augmentation considérable des passages aux urgences (qui ont doublé en deux décennies), la diminution du nombre de médecins radiologues (moins de 9 000 actuellement) et l’élargissement des zones de désert médical.
Réduire les inégalités d’accès aux soins
« La télé-imagerie joue un rôle crucial pour atténuer les pressions sur les services d’imagerie et permettre aux équipes médicales de se concentrer sur la qualité des examens programmés », explique Arthur Hamel-Senecal, radiologue de 33 ans et responsable du centre Imadis de Montpellier. « Ces centres sont essentiels dans la lutte contre les déserts médicaux, tant géographiques qu’horaires, et garantissent l’accès équitable à une imagerie de qualité pour tous. »
Les radiologues impliqués dans ces établissements n’y travaillent pas à plein temps : en moyenne, ils effectuent des gardes pour Imadis deux fois par mois. La structure est décrite comme « une organisation unique en Europe, inspirée par le modèle du Samu », favorisant également la synergie des compétences. Grâce à leurs expertises variées, les radiologues peuvent collaborer pour analyser les images plus efficacement.
Les données clés d’Imadis
En tant qu’acteur majeur de la télé-imagerie en France, ce service fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Plus de 600 médecins radiologues travaillent en équipe dans des centres d’interprétation disséminés à travers le pays, analysant et diagnostiquant à distance environ 2 000 examens d’imagerie (scanner, IRM, etc.) par jour.
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