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À Montpellier, la Maison des Femmes Agnès McLaren, inaugurée en juillet, a déjà pris en charge 400 femmes touchées par des violences. Ce lieu offre une assistance médicale et sociale pour répondre à des besoins pressants.
Depuis son inauguration le 1er juillet 2024, la Maison des Femmes Agnès McLaren, située à Montpellier, a déjà accueilli près de 400 femmes victimes de violences basées sur le genre et sexuelles. Ce projet, réalisé en seulement un an, est le résultat d’une collaboration exceptionnelle entre les acteurs locaux, les associations et les autorités publiques. Faisons un point sur ses premiers mois d’existence.
Un ensemble de services diversifiés
Cette institution, qui fait partie du CHU de Montpellier, propose un soutien médico-psychosocial exhaustif. Des gynécologues, des psychologues, des assistantes sociales ainsi que des juristes œuvrent ensemble pour accompagner les victimes dans leur processus de guérison. Didier Jaffre, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Occitanie, a précisé : « L’ARS a engagé 250 000 € dans cette initiative, surtout pour couvrir les consultations médicales et psychologiques. »
Les statistiques montrent une augmentation rapide des demandes : 150 femmes ont été accueillies en novembre et 110 en octobre. Cela illustre un besoin urgent dans une région où plus de 2 000 femmes ont signalé des violences sexistes ou sexuelles en 2022. Aline Fauchere, représentante de la Maison des Femmes Agnès McLaren, a déclaré : « C’est une démarche naturelle. Les associations étaient déjà actives, mais il manquait souvent une prise en charge des soins médicaux. »
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Une ambition à l’échelle régionale et nationale
Montpellier n’est pas isolée dans cette dynamique. Deux autres Maisons des Femmes ouvriront bientôt à Béziers et Toulouse. L’objectif à l’échelle de l’Occitanie est d’en établir une dans chaque département d’ici quelques années. Ce projet s’inscrit dans le cadre du collectif national #ReStart, qui regroupe actuellement 14 structures similaires.
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, met l’accent sur la signification de cette maison : « Agnès McLaren, la première femme à obtenir un diplôme de médecine à Montpellier, représente cet engagement, tant citoyen que personnel. L’ouverture rapide de cette maison démontre qu’avec de la détermination, il est possible d’agir rapidement. »
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Des collaborations robustes
La Maison des Femmes représente un exemple de coopération entre divers partenaires. Le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, a loué l’union des efforts et des financements, en mettant en avant l’importance d’un lieu accueillant et non stigmatisant. De plus, des alliances ont été établies avec le barreau de Montpellier et plusieurs mécènes pour financer des activités supplémentaires, telles que des ateliers de réhabilitation.
Un avenir prometteur
Cinq mois après son ouverture, la Maison des Femmes Agnès McLaren prouve que la collaboration entre associations et institutions est cruciale pour combattre les violences faites aux femmes. Bien que les services ne soient pas saturés, les acteurs envisagent de réaliser des évaluations régulières grâce à des colloques annuels. « Aucun refus d’accueil ne sera toléré en raison d’un manque de ressources », conclut Michaël Delafosse.
Téléphone : 04 67 33 48 83
Mail : secrétariat–[email protected]
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