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Montpellier s’engage pour la sécurité des femmes
La ville de Montpellier intègre le dispositif Angela afin de renforcer la protection des femmes dans les espaces publics. En collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), un total de 80 établissements situés au cœur de la ville se transforme en refuges.
« C’est inacceptable qu’une femme soit réticente à traverser un espace public sans se sentir en sécurité. » Ces mots de Fatma Nakib, adjointe au maire de Montpellier en charge de l’Égalité et des Droits des femmes, prennent un sens particulier en ce 25 novembre 2024, journée internationale consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes. En réponse à une réalité où l’insécurité et le harcèlement persistent, la municipalité de Montpellier agit en mettant en place le dispositif Angela, créé pour fournir une assistance rapide et adéquate aux femmes en détresse.
Angela est une initiative reconnue à l’échelle internationale. Son concept repose sur la création d’un réseau de lieux facilement identifiables où les femmes victimes de harcèlement ou d’agressions peuvent rechercher du soutien. Ces endroits, marqués par un autocollant « Angela » sur leur vitrine, sont également listés en ligne sur une carte accessible. À Montpellier, environ 80 établissements du centre-ville ont choisi de participer à cette démarche. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’initiative Maguelone, lancée par la Ville en 2022. Selon Sébastien Cote, adjoint au maire responsable de la sécurité publique : « Maguelone a établi des bases solides en formant les commerçants à réagir face à des situations critiques. Nous capitalisons sur cet acquis tout en évoluant vers le projet Angela. »
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Un soutien des commerçants et des acteurs locaux
La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Montpellier est un acteur clé dans cette initiative. André Deljarry, son président, exprime son enthousiasme : « Les commerçants du centre-ville réalisent que leur rôle va au-delà de la simple activité commerciale. Ils sont des acteurs importants pour la sécurité et l’attractivité de Montpellier. »
Les commerçants ne se limitent pas à afficher un autocolant. Ils suivent une formation spécifique, réalisée par des associations locales telles que Loreleï, spécialisée dans l’autodéfense, pour apprendre à gérer des situations de crise. L’objectif est d’assurer un accueil chaleureux et efficace aux femmes en détresse. La Ville de Montpellier ne mène pas cette bataille seule. Sébastien Cote souligne l’importance de la collaboration entre les autorités publiques, les commerçants et les citoyens : « La sécurité ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle implique également les citoyens et les commerçants. Le dispositif Angela repose sur ce principe de solidarité. »
Depuis plusieurs années, la municipalité investit dans des initiatives de sécurité, surtout dans le centre-ville : « Nous avons accru les effectifs de la police municipale et avons instauré une brigade dédiée. Cependant, la sécurité est également une responsabilité collective. »
« La sécurité ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle implique aussi les citoyens et les commerçants. Le dispositif Angela repose sur ce principe de solidarité. »
Un dispositif en constante évolution
L’introduction d’Angela à Montpellier marque une nouvelle phase. Le dispositif se concentre principalement sur le centre-ville, avec déjà des perspectives d’expansion. Des établissements publics tels que les médiathèques, les musées, ainsi que des parkings et des espaces de mobilité, se sont également joints à ce réseau. Une attention particulière est accordée à l’ergonomie des outils numériques. Une carte interactive en ligne permet de localiser les lieux-refuges, mais, comme le souligne l’élu en charge de la sécurité, « nous devons encore améliorer l’accessibilité numérique afin que l’information soit disponible rapidement, même en situation de stress. »
De plus, l’éducation est un axe fondamental. À ce jour, environ soixante personnes ont été formées à la TaM. Angela ne se limite pas à une initiative locale mais bénéficie d’une reconnaissance internationale, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques. À Montpellier, ville accueillant des visiteurs et étudiants du monde entier, ce choix stratégique est d’une grande pertinence. « Le nom Angela est connu bien au-delà de nos frontières. En intégrant ce réseau, nous permettons aux femmes, y compris celles d’origine étrangère, de s’orienter et de trouver de l’aide en cas de besoin », affirme Fatma Nakib.
En cas de besoin, à qui s’adresser ?
Si vous êtes témoin ou victime de violences à l’égard des femmes, n’hésitez pas à chercher de l’aide. Voici les contacts utiles :
🔴 En cas d’urgence immédiate :
17 – Police/Gendarmerie
112 – Numéro d’urgence européen
🟡 Pour les violences sexistes et sexuelles :
3919 – Violences Femmes Info
Service d’écoute, d’information et d’orientation. Gratuit, anonyme et accessible 7j/7 de 9h à 22h (et 24h/24 en semaine).
⚖️ Pour obtenir des conseils juridiques :
116 006 – Victimes d’infractions pénales
Service d’aide pour les victimes, gratuit et anonyme.
🛑 Si vous êtes harcelée ou en danger :
3018 – Signalement du cyberharcèlement et des violences numériques.
🏠 Pour un hébergement d’urgence :
Contactez le 115 (Samu Social) ou rapprochez-vous d’une association locale.
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