Le trio Hellocom révèle les mille façons de faire le mur : une interview explosive de la semaine !

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Par LocMontpellier

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Art, business et industrie : une combinaison réussie

Parler à la fois d’art, de business et d’industrie ? Simple comme 1, 2, 3 ! Il suffit pour cela de réunir trois entrepreneurs de talent. Citons ainsi, pour la société Hellocom (derrière laquelle on retrouve le concept FFrame, objet de cette interview) le fondateur et gérant Boris Vendran et ses deux associés Laurent Miralles et Thierry Monnier-Ledig. Au cœur de l’actualité montpelliéraine, ces trois-là inauguraient officiellement, le 14 décembre dernier, leur première boutique en plein cœur du centre-commercial Odysseum. Mais ils travaillent surtout depuis trois ans à développer un concept ravageur dont le principe moteur consiste à rendre l’art accessible à tous grâce à la reproduction d’œuvres pour lesquelles les artistes sont justement rémunérés – puisque ce sont eux et eux-seuls qui fixent les prix – tout en proposant un traitement à la taille de nos envies. Cela, grâce à un savoir-faire longuement éprouvé dans la signalétique et à l’acquisition récente d’un parc machines haute-performance aux dimensions hors-normes. Qu’on se le dise, le trio a les moyens de nous faire voir la vie en grand, voir en TRÈS GRAND.

Une interview avec Boris Vendran

Boris Vendran, vous êtes le fondateur historique de la société Hellocom, alors je me tourne naturellement vers vous. Derrière la bonne humeur qui se dégage du trio que vous formez avec Laurent Miralles et Thierry Monnier-Ledig, on devine de gros enjeux.

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Boris Vendran : On peut dire en effet, au regard des récents évènements qui nous concernent, que la société monte en puissance. Et même qu’on a mis le pied sur l’accélérateur grâce à l’acquisition récente d’un parc machines dernière génération qui nous permet désormais de répondre à de nouvelles demandes, de nous engager sur des plus grands volumes comme sur des formats jamais proposés jusque-là. Et tout cela nous met face à de multiples enjeux, pas seulement financiers d’ailleurs, mais sociaux, sociétaux, environnementaux… L’ouverture récente de la boutique de décoration Fframe à Montpellier-Odysseum représente une actualité en soi, mais elle n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Le concept de Fframe

Pouvez-vous présenter le concept de Fframe en quelques mots ?

Laurent Miralles : Au sein de la boutique Fframe, nous proposons la vente de reproductions numériques d’œuvres d’art (création numérique, photos, peintures) sur de multiples formats à des prix respectueux des artistes avec lesquels nous collaborons. En effet, à la différence de nos concurrents, nous maîtrisons la production de A à Z et nous proposons aux artistes-partenaires d’imprimer leurs œuvres en direct ou de les commercialiser à travers nous et, pour cela, d’être rémunérés « au juste prix ». Juste, puisque, de manière très concrète, ce sont eux qui déterminent leur tarif.

Boris Vendran : … auquel se rajoute ensuite, bien sûr, le coût relatif à la chaîne de valeur, puisque c’est Hellocom qui gère en direct, dans son atelier de production basé à Castries (près de Montpellier), toutes les étapes : impression, communication, commercialisation, emballage, expédition… et même s’il le faut, l’accrochage, pour les produits grands formats.

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De combien d’œuvres disposez-vous actuellement en catalogue ?

Boris Vendran : Ça évolue en permanence, d’autant qu’il est possible pour les artistes de proposer directement leur travail via notre site Internet. Mais actuellement, nous proposons entre 2000 et 3000 visuels ce qui, tous formats confondus, représente pas moins de 20 000 références. On travaille en direct avec de nombreux artistes photographes, illustrateurs, graphistes, peintres dont certains sont implantés dans la métropole, comme Dr.Speed qui s’est fait connaître pour ses compositions photographiques spectaculaires, ou encore le photographe montpelliérain Guilhem Canal, à qui nous consacrerons bientôt une exposition au showroom.

Art et décoration

Thierry Monnier-Ledig : Nous sommes passionnés d’art. Et après avoir échangé avec plusieurs artistes pour lesquels nous faisions des reproductions, il est apparu qu’ils rencontraient des freins à la commercialisation de leurs œuvres. À titre personnel, on se sentait tous les trois frustrés de ne pas pouvoir s’offrir certaines œuvres d’art en raison d’un coût trop élevé. On s’est dit aussi qu’en rendant l’art plus accessible, il pourrait se faire une place plus importante chez les particuliers mais aussi au cœur des entreprises. Avec l’équipement dont nous nous sommes dotés à l’atelier, nous avons décidé de nous lancer. Nous sommes à la frontière de l’art et de la décoration.

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Vous distinguez art et décoration.

Boris Vendran : Oui, parce que ce sont deux choses très différentes, bien qu’étroitement liées. Cette aventure est guidée par notre amour de l’art, est rendue possible grâce aux artistes et à leurs œuvres et comprend donc une dimension artistique évidente, mais je rappelle que nous proposons des reproductions numériques. Ce qui s’apparente davantage à de la décoration. Même si ça aussi, en soi, c’est un art…

Thierry Monnier-Ledig : Nous proposons, c’est important de le souligner, des tirages limités d’œuvres d’art en accord avec les artistes, ce qui pour le coup, s’inscrit dans les codes du marché de l’art.

Laurent Miralles : Le terme le plus approprié, pour désigner ce qu’on fait, c’est de l’art mural.

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L’art est subjectif. Quid des demandes très personnelles ? Par exemple, si je rêvais d’imprimer en XXL l’un de mes clichés privés ?

Laurent Miralles : C’est tout à fait possible, sous réserve, bien sûr, que vous soyez en capacité de fournir un fichier de qualité suffisante. On peut vous l’imprimer sur plaque aluminium, sur verre acrylique, mais aussi composer vos propres rouleaux de papier-peint par exemple.

Donc si je rêve d’un revêtement mural à l’effigie de ma belle-mère, je peux ?

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Laurent Miralles : Je ne vous le conseille pas, et peut-être vous faudra-t-il vérifier la notion de droit à l’image, mais oui, on peut le faire. Et même à l’infini, puisqu’il n’y a pas de limite de dimension, en tapisserie ! Sinon, pour être plus sérieux, notez qu’on proposera d’ici quelques semaines un concept très en vogue : la reproduction numérique de l’iris (œil), avec prise de vue sur place, puis impression à l’atelier.

Boris Vendran : Ce qu’on veut, c’est que l’art soit accessible et fun et qu’il s’ouvre à tous. Preuve de cette ambition : nous proposons même des œuvres à destination des enfants. Nous sommes également partenaire signalétique des salons Solid’Art (Paris, Lille et Montpellier), salons d’art contemporain du Secours populaire. C’est une façon pour nous de soutenir une association qui nous tient à cœur et des artistes. La seule chose qu’on ne fait pas, c’est du placement financier à travers les œuvres. Trop élitiste… et tout simplement pas notre créneau.

Le monde de l’entreprise

L’un de vos créneaux, en revanche, c’est le monde de l’entreprise.

Thierry Monnier-Ledig : La boutique Fframe est en cela une vitrine de nos autres savoir-faire : la décoration, la signalétique et l’aménagement d’espace. Du sol au plafond, en passant par les meubles et les murs, et en incluant même l’immense néon entrelacé qui flotte dans les airs, nous avons tout imaginé, dessiné et fabriqué nous-mêmes. Cela permet de donner un aperçu à nos clients restaurateurs, hôteliers, commerces comme aux entreprises en tous genres, ce dont nous sommes capables. Boris, Laurent ou moi, nous sommes très souvent à la boutique parce que nous voyons cet espace comme un lieu de vie. Vous pouvez venir y admirer les œuvres pour satisfaire votre curiosité, acheter une reproduction, demander un devis pour une prestation personnalisée, imprimer une création…

Une partie de votre activité est clairement industrielle.

Boris Vendran : Si vous faites allusion à tout le travail de création-production en atelier, oui, on se situe clairement dans une industrie avec tout ce que cela suppose, à commencer par les grosses machines et cet atmosphère si particulière qui se dégage des ateliers de production. J’en profite d’ailleurs pour remercier la Région Occitanie et sa présidente Carole Delga, qui nous ont soutenu à hauteur de 200 000 euros grâce au Pass relance en faveur de la réindustrialisation régionale, ce qui nous a permis d’investir et nous laisse envisager de belles perspectives de développement pour demain.

Les ambitions de Hellocom

Quelles sont vos ambitions ?

Boris Vendran : À court-terme, s’installer à Montpellier dans un plus grand espace rassemblant bureaux et unité de production. Surtout que nous souhaitons investir dans de nouvelles machines complémentaires qui imposent une superficie considérable. On va vite être à l’étroite, à Castries. Il nous faut au moins 2000 m2 pour que nous puissions centraliser toutes les activités du groupe, pour l’heure réparties sur trois sites.

Combien de personnes cela représente-t-il ?

Boris Vendran : Hellocom emploie actuellement 20 salariés. Mais pour mener à bien tous nos projets, nous allons devoir recruter une quinzaine de personnes sur le prochain semestre : au commerce, à la fabrication, aux pôles création et administration, à la pose… J’en profite pour passer une annonce : « Si vous nous lisez et que cela vous intéresse, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante : [email protected] ».

Une entreprise responsable

L’entreprise d’aujourd’hui, on la souhaite « responsable ».

Boris Vendran : Sur ce point, on ne peut pas être plus en harmonie que nous ne le sommes déjà, avec Laurent et Thierry. Rien ne se perd, tout se transforme. En produisant à l’unité, sur commande, on économise la matière et les coûts de stockage. En poussant la réflexion très loin lors de la phase de fabrication, on optimise. Et parce que malgré tout cela, il y a toujours de « la gâche », on conçoit à partir de cette dernière des petits objets décos, des accessoires.

Thierry Monnier-Ledig : Nous réfléchissons systématiquement dans les phases décisionnaires et stratégiques à notre empreinte sociale et environnementale : pourquoi choisirait-on de sur-consommer ou surproduire quand le sur-mesure est possible ? Pourquoi imprimer à bas coût à l’autre bout de la planète pour ensuite engager des frais de transports inconsidérés, tout en sur-polluant alors qu’on peut produire ici en maîtrisant chaque étape et, au final, le prix ? Pourquoi chez certains de nos concurrents, cette volonté de marger à tout prix, plutôt que d’œuvrer davantage au bénéfice de la création artistique ?

Laurent Miralles : Notre politique de rétribution des artistes illustre notre état d’esprit. Ok, cela fait partie du concept, mais ce n’est pas un argument marketing. Agir en responsabilité et avec bienveillance c’est une philosophie.

Et ça, ça mérite d’être encadré !

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