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Une recherche significative, effectuée par Atmo Occitanie, met en lumière les bénéfices d’une diminution de la vitesse de 10 à 20 km/h sur la santé des individus et sur la planète.
Atmo Occitanie, l’institut régional dédié à l’observation de la qualité de l’air, a récemment présenté les résultats préliminaires d’une recherche qui évalue l’impact de la réduction de la vitesse automobile sur la santé (réduction des oxydes d’azote -Nox- dans l’atmosphère) et sur l’environnement (diminution des émissions de gaz à effet de serre, ou GES) en abaissant la vitesse des véhicules de 10 à 20 km/h sur les routes où celle-ci excède 80 km/h.
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Amélioration de la qualité de l’air
D’après l’organisme responsable de la surveillance de la qualité de l’air dans les grandes villes, y compris Montpellier, le verdict est clair : « En Occitanie, où le transport routier est le principal émetteur de GES, une réduction de la vitesse de 10 à 20 km/h sur les routes secondaires et de 20 km/h sur les autoroutes améliorerait considérablement la qualité de l’air que nous respirons. »
« Il est essentiel de souligner que les initiatives de réduction de la vitesse auraient un effet immédiat en faveur de la santé publique et du climat. »
La recherche fournit un chiffre clé : en Occitanie, les routes (nationales, départementales, autoroutes) où la vitesse peut atteindre entre 80 et 130 km/h constituent près de 60% du réseau routier. Si la vitesse était réduite de 10 km/h sur les petites routes et de 20 km/h sur les autoroutes, les retombées en matière de santé publique seraient significatives. D’après Atmo, cette mesure entraînerait une réduction des GES de 4,4 % et des NOx de 13,6 %. De plus, la consommation de carburant pour les habitants de l’Occitanie diminuerait de 4,2 %.
Analyse des différentes routes
Au fur et à mesure que l’étude d’Atmo Occitanie progresse, des précisions sont apportées concernant les effets de cette mesure sur les différents types de routes.
Autoroutes :
Atmo Occitanie estime qu’une réduction de la vitesse maximale sur les autoroutes de 130 à 110 km/h, correspondant à 21 % des trajets annuels dans la région, pourrait entraîner une baisse des GES de 8,9 % et des NOx de 22,9 %. Par ailleurs, cela se traduirait également par une diminution de la consommation de carburant de 9 %.
Routes à 110 km/h :
Ce type de route représente 5 % des trajets annuels en Occitanie. Réduire la vitesse maximale de 110 à 90 km/h entraînerait une diminution des GES de 6,3 % et des NOx de 17,6 %. Cela se traduirait également par une réduction de la consommation de carburant de 6,2 %.
Routes à 80 ou 90 km/h :
Ces routes concentrent 36 % du trafic régional chaque année. Une réduction de 10 km/h sur ces axes n’aurait pas d’impact significatif sur les émissions de GES ou sur la consommation totale de carburant, mais entraînerait une baisse de 3,3 % des NOx.
Impact limité sur les axes à 90 km/h
Atmo Occitanie commente ces résultats : « L’étude démontre que la réduction de la vitesse aurait un effet favorable notable sur les routes à grande vitesse régulées à 130 km/h, avec une diminution des émissions de NOx de 22,9 % et une réduction de 8,9 % des GES dans l’air… En revanche, pour les routes à 80 et 90 km/h, la diminution de la vitesse de 10 km/h n’aurait qu’un impact limité, avec seulement une baisse de 3,3 % des NOx… Il est crucial de noter que les mesures de réduction de la vitesse auraient un effet immédiat sur la santé et le climat », affirme Dominique Tilak, directrice générale d’Atmo Occitanie.
Atmo Occitanie : focus sur le grand Montpellier
« D’après l’analyse de l’organisme, une réduction de la vitesse sur toutes les routes à partir de 80 km/h dans l’ensemble de la métropole montpelliéraine aurait également des conséquences sanitaires notables. Cela commencerait par une réduction de 1,6 % des GES et de 5,7 % des NOx, « ainsi qu’une baisse de 1,5 % de la consommation globale de carburant », précise l’institut.
Pour compléter cette étude, qui pourrait susciter des réactions mitigées, Atmo Occitanie rappelle des chiffres qui illustrent pourquoi la baisse de la vitesse est une option valable. L’institut estime qu’une réduction de 10 ou 20 km/h sur une distance de 50 km n’affecterait que très peu le quotidien des automobilistes.
-De 130 km/h à 110 km/h pour un trajet de 50 km : cela représente 4 minutes de plus ;
-De 110 km/h à 90 km/h pour un trajet de 50 km : cela équivaut à 6 minutes de plus ;
-De 80 à 80 km/h, sur 50 km, cela prend 4 minutes de plus ;
-De 80 à 70 km/h, sur 50 km, cela prend environ 5 minutes et 22 secondes de plus.
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