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Le géoparc de l’Hérault a récemment soumis sa candidature pour obtenir le label Unesco, un projet qui insuffle une nouvelle énergie au nord du département.
Géoparc Terres d’Hérault est le nom du projet en cours de labellisation par l’Unesco. Le Département de l’Hérault est fortement impliqué dans cette initiative depuis plusieurs mois, unissant 112 communes du territoire autour d’une dynamique qui a pour but de mettre en valeur le patrimoine géologique du Nord-Centre Hérault.
La candidature présentée cette année à l’Unesco vise à intégrer un réseau mondial de 195 géoparcs (dont 7 en France), ouvrant ainsi des perspectives intéressantes sur le plan économique et touristique, même si ces aspects restent encore à évaluer.
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Pour Kléber Mesquida, président du Conseil départemental, la motivation derrière cette démarche dépasse les simples enjeux touristiques et scientifiques, qui sont pourtant évidents. « L’objectif pour le Département est de préserver et de valoriser nos trésors nationaux, ainsi que de renforcer le lien entre les habitants et leur territoire », explique-t-il.
Un projet lancé en 2019
Ce projet a été initié par l’association Demain la Terre en 2019. À cette époque, une lettre d’intention soulignait l’importance des richesses géologiques locales : « le sous-sol renferme à peu près tous les types de roches, permettant ainsi de retracer près de 600 millions d’années de l’histoire de notre planète ». Cette mémoire géologique continue de façonner les paysages et les activités humaines présentes depuis des siècles dans la région.
Cependant, l’association a reconnu que la réussite du projet nécessitait une coopération étroite avec des acteurs publics. Bien que Demain la Terre ait joué un rôle clé dans l’animation de cette initiative, le Département de l’Hérault, qui a pris le relais en 2022, est devenu le moteur pour rassembler les différents acteurs impliqués dans des domaines variés tels que la géologie, l’éducation, le développement local, l’environnement, le tourisme, la protection de la nature, les carrières, l’agriculture et les sports de pleine nature.
Des partenaires engagés
De nombreux acteurs, allant du musée de Lodève aux offices de tourisme de cette vaste région de 2 000 km², ainsi que des artisans et vignerons, se sont associés à cette candidature. Nous vous proposons de découvrir les témoignages de cinq d’entre eux pour mieux comprendre comment ce projet a su fédérer autant de soutien en quelques mois :
Stéphane Fouché, responsable des collections de géologie et paléontologie au Musée de Lodève.
Aurélien Manenc, maire de Lunas.
Sébastien Fillon, viticulteur et président de l’AOC Terrasses du Larzac.
Fabienne Barrère-Ellul, directrice de l’Office de tourisme Saint-Guilhem-Vallée de l’Hérault.
Une dynamique à maintenir
Il est essentiel de ne pas laisser cette dynamique se tarir. L’été prochain, en 2025, deux évaluateurs viendront explorer le patrimoine géologique de l’Hérault et évaluer la dynamique mise en place.
La décision finale de l’Unesco est attendue pour 2026.