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Grève au CHU de Montpellier
La pétition contre la suppression de lits et de personnel a dépassé les 7000 signatures. Les syndicats attendent la réaction de la direction après une rencontre mardi matin.
Aujourd’hui, le personnel soignant du service de chirurgie pédiatrique du CHU de Montpellier a observé une journée de grève. Cette mobilisation a été organisée par une intersyndicale regroupant la CGT, FO, CFDT et UNSA. Les syndicats s’opposent aux mesures de récession envisagées par la direction de l’établissement, qui projette de supprimer 3 lits en semaine (6 le week-end) et 5 postes de soignants dans ce service. Ces suppressions concernent quatre puéricultrices et une auxiliaire de puériculture parmi les vingt-sept professionnels du service.
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La lutte contre les mesures de la direction
Les syndicats s’opposent fermement à ces mesures de la direction. Pierre Renard, infirmier à l’hôpital Saint Eloi et responsable CGT, explique que le CHU souhaite réorganiser les effectifs au sein des différents services du pôle Femme, Mère, Enfants. La direction prévoit de transférer les postes du service de chirurgie pédiatrique vers le service de chirurgie gynécologique. Pour Pierre Renard, cette décision est inacceptable car elle place le personnel et les patients en danger. Il estime que si le CHU a besoin de personnel, il doit recruter plutôt que de supprimer des postes existants.
La rentabilité ou la sécurité ?
Les syndicats s’opposent également à la justification de la direction selon laquelle ces mesures sont liées à la rentabilité du service. Pour le personnel, il est question de la sécurité des patients et de la qualité des soins, qui sont les missions fondamentales d’un hôpital public. Pierre Renard souligne que la suppression des lits et la diminution des effectifs sont une aberration. Les syndicats ont demandé à la direction d’abandonner ces mesures en se basant sur des rapports qui démontrent leur inadéquation. Parmi ces rapports, Pierre Renard mentionne celui présenté lors des Assises de la Pédiatrie en avril 2024, qui préconise un ratio d’une puéricultrice et d’une aide-puéricultrice pour 4 à 5 enfants. Or, le CHU de Montpellier souhaite imposer un ratio pour 10 à 11 enfants, ce qui met en danger à la fois les enfants et les soignants.
« Si le CHU impose cette mesure, on mettra en danger les enfants et les soignants du service de chirurgie pédiatrique »
Les syndicats soulignent également le besoin criant de lits en chirurgie pédiatrique en France, notamment à Montpellier où la croissance démographique rend ces lits encore plus indispensables. Ils citent un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui demande d’arrêter la suppression des lits dans ce domaine. Selon Pierre Renard, cette décision est inacceptable en l’état, et il est nécessaire de revoir les ratios de personnel à la baisse, conformément aux recommandations des rapports.
La mobilisation continue
L’intersyndicale attend maintenant la réaction de la direction du CHU après cette intervention lors du Comité Social et Economique. Le vote sur les mesures envisagées par la direction aura lieu le 25 juillet. Parallèlement, la pétition de soutien lancée sur Change.org a déjà dépassé les 7000 signatures.
L’intersyndicale attend la réaction de la direction du CHU après cette intervention lors du CSE. Cette instance doit se prononcer par vote le 25 juillet sur les mesures envisagées par la direction.
Dans le même temps, la pétition de soutien lancé sur Change.org a dépassé la barre des 7000 signatures.
La pétition : www.change.org/p/suppression-de-postes-en-chirurgie-p%C3%A9diatrique-enfants-et-soignants-en-danger
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- #CHU de Montpellier