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Un soutien unanime pour le COM
Ce mercredi, des élus locaux, ainsi que des représentants de la Région, du Département et de la Métropole de Montpellier, se sont prononcés en faveur du projet du COM en vue de sa réalisation d’ici 2030.
Une réponse aux critiques
Les défenseurs du COM –Contournement ouest de Montpellier– prennent la parole face à la montée des voix dissidentes qui se sont exprimées ces derniers mois. Lors d’une réunion le 27 novembre 2024, des maires et des représentants de la Région Occitanie, du Département de l’Hérault et de la Métropole de Montpellier se sont accordés sur l’importance de ce projet pour l’année 2030.
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Alors que des opposants qualifient cela de simple opération de communication, une proposition de loi du Nouveau front populaire visant à instaurer un moratoire sur une cinquantaine de projets routiers, y compris le COM, est débattue à l’Assemblée nationale le lendemain, 28 novembre.
Un projet essentiel
Jean-Luc Savy, maire de Juvignac, qui s’investit dans ce projet depuis 2016, rappelle que le COM représente un élément clé, se connectant au Lien (Liaison intercantonale d’évitement nord de Montpellier), ainsi qu’aux autoroutes A9, A709 et A750. Il souligne que ce projet permettra de désengorger les routes saturées, notamment l’A750, qui est la seule autoroute en France traversant le fleuve de la Mosson par un pont.
Il insiste sur le fait que 29 000 véhicules circulent quotidiennement dans les lotissements de Juvignac et que le COM résoudra ce problème de circulation en améliorant les infrastructures, notamment le pont sur la Mosson. Il félicite aussi Salvador Nunez du Groupe Vinci pour son engagement à piloter ce projet sans considération politique et plaide pour que l’on cesse de le caricaturer.
Réduction du temps de trajet
Julie Frêche, élue de la Métropole, soutient que Michaël Delafosse, récemment présent au congrès des maires de France à Paris, a eu des échanges fructueux avec François Durovray, le nouveau ministre des Transports, qui se montre favorable au COM. « Ce projet était au point mort jusqu’à notre arrivée et nous avons réussi à le faire avancer, en partie grâce à Jean Castex, l’ancien Premier ministre, qui a validé le financement des 6,5 km entre l’A9 à Saint-Jean-de-Védas et l’A750 à Juvignac. Cette version révisée du projet a été considérablement améliorée par rapport à celle d’il y a trente ans », affirme-t-elle.
Elle ajoute que le nouveau tracé ressemble à un boulevard urbain en trémie, avec des voies à double sens et des couloirs réservés aux bus express à haute qualité de service, intégrant le SERM -Service express régional métropolitain- avec des passage toutes les 15 à 20 minutes, permettant ainsi un gain de temps de 20 à 30 minutes pour les usagers.
Vision à long terme pour Gignac
Pour l’élue de Montpellier, le COM sera un atout crucial pour améliorer la circulation grâce à un pôle multimodal à Gignac, ainsi que deux autres projets en cours de réflexion (dans le Lodévois et le Clermontois), qui comprendront des espaces de covoiturage et trois parkings relais de tramway, renforçant ainsi le réseau routier entre le Nord de l’Hérault et l’Est de Montpellier, notamment avec le projet Med Vallée.
Jean-François Soto, maire de Gignac et vice-président du Département, renchérit en affirmant que le COM est aussi complémentaire au Lien, comme le souligne le Plan Guide 2040 de Gignac. Alors que la population de la ville est en forte croissance, atteignant aujourd’hui 6 400 habitants, il souligne que le COM permettra de soulager les embouteillages causés par les 40 000 véhicules qui passent chaque jour.
Jean-François Soto se réjouit que les 28 maires de la vallée de l’Hérault (totalisant 43 000 habitants) soutiennent ce projet et met en avant l’importance de finaliser le dernier segment du Lien entre Saint-Gély-du-Fesc et Bel Air, permettant ainsi une connexion directe entre l’A9 (Vendargues-Baillargues) et l’A750, à l’entrée de Juvignac.
Un projet vital pour l’avenir
Patrice Canayer, représentant Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, affirme que « ce projet est enfin reconnu comme essentiel, alors qu’il n’était pas soutenu par tous ces dernières années. Mme Delga est en faveur du COM, qui représente un développement significatif pour l’aire urbaine de Montpellier, une des deux locomotives économiques avec Toulouse. Les infrastructures de transport sont l’un des principaux critères d’attractivité des zones urbaines. Bien que des opinions divergentes existent, faisons confiance à Salvador Nunez de Vinci et aux experts travaillant sur ce projet fondamental, qui améliorera la qualité de vie des habitants ».
Un sondage réalisé par l’IFOP révèle que 87% des habitants de l’Hérault vivant dans la zone concernée soutiennent le COM.
Une volonté politique manifeste
Le maire de Saint-Georges-d’Orques, Jean-François Audrin, qui a ouvert cette rencontre avec les médias, a signalé que des parlementaires de l’Hérault, retenus à Paris, n’ont pas pu se joindre à l’événement. « Il est important de noter que seuls trois maires concernés par le COM restent sceptiques, ceux de Grabels, Prades-le-Lez et Murviel-lès-Montpellier. Tous les autres élus affichent une volonté politique claire de faire avancer ce projet », a-t-il déclaré.
Jean-François Soto conclut en soulignant que « plus de 12% des habitants concernés par le COM ne possèdent pas de véhicule, et il est essentiel de penser à eux ». Ces potentiels usagers seront ravis de pouvoir utiliser les bus express.
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