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Enquête sur le sabotage du réseau de fibre optique
Le parquet de Paris a saisi la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la direction générale de la gendarmerie dans le cadre de l’enquête sur le sabotage du réseau de fibre optique. Ce sabotage a affecté les armoires d’opérateurs de téléphonie, dont celle de SFR à Capestang, à l’ouest de Béziers, dans la nuit du 28 au 29 juillet 2024.
L’enquête préliminaire contre X vise le crime de « détérioration de biens de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » ainsi que les délits d' »atteinte à un système de traitement automatisé de données en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Les auteurs encourent des peines allant jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle et 225 000 € d’amende pour le crime, et jusqu’à 10 ans de prison ferme et 300 000 € d’amende pour les délits.
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L’enquête menée par la section de recherches de Montpellier
C’est la section de recherches de Montpellier et l’unité du groupement de gendarmerie spécialisée dans les investigations numériques et la cybercriminalité qui mènent l’enquête sous la direction du parquet de Paris, après que le procureur de la République de Béziers a été dessaisi de l’affaire.
Le lien avec les sabotages à la SNCF
Une action simultanée a été lancée sur quatre sites en France, dont celui de SFR à Capestang. Il est évident qu’une même bande a agi, presque immédiatement après les sabotages à la SNCF le week-end dernier, qui ont paralysé certaines lignes de TGV.
Des militants d’extrême-gauche soupçonnés
Les sabotages à la SNCF auraient été commis par des militants d’extrême-gauche, comme le suggère l’arrestation de l’un d’entre eux. Il est donc possible qu’un groupuscule d’extrémistes de gauche soit également responsable du sabotage du réseau de fibre optique, notamment à Capestang. Des mouvances de militants d’extrême-gauche existent dans l’Hérault et dans l’Aude voisin. Cependant, il est impossible de le confirmer à ce stade de l’enquête, bien que le mode opératoire similaire interpelle les enquêteurs.
Une certitude dans ces deux affaires est que les saboteurs étaient très bien informés, notamment sur l’emplacement du réseau de fibre optique, comme à Capestang. Les auteurs ont-ils bénéficié d’une complicité interne ? C’est une possibilité étudiée par la Sdat et les gendarmes, car le militant d’extrême-gauche arrêté en région parisienne avec du matériel adapté pour sectionner les câbles avait précédemment visé un local assurant le trafic ferroviaire, dont il possédait une copie des clés.
Recherche de traces et vidéosurveillance
Les techniciens scientifiques de la gendarmerie spécialisés dans l’identification criminelle ont minutieusement examiné le site de Capestang à la recherche d’indices et de traces papillaires ou d’ADN. De plus, les enquêteurs ont saisi les enregistrements des caméras de vidéosurveillance de Capestang et des communes environnantes pour éventuellement identifier des véhicules suspects ayant circulé dans la nuit sur les routes de l’ouest du département.