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Une autre perspective sur l’actualité
La Petite humeur de la semaine propose un regard différent sur un élément d’actualité, un fait de société ou une personnalité marquante. Avec un ton mordant, ironique, sympathique, tendre ou humoristique, l’objectif est de divertir et, parfois, de susciter une réflexion avec une pointe d’irrévérence et de malice, sans se prendre au sérieux.
La Petite humeur de la semaine pose un autre regard sur un élément d’actualité, un fait de société, une personnalité marquante… Avec mordant, ironie, sympathie, tendresse ou humour, en évitant tant que possible la méchanceté gratuite, l’idée est de vous amuser et, à l’occasion, apporter une réflexion avec une pointe d’irrévérence et de malice sans se prendre au sérieux.
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La Petite humeur de la semaine : des règles élémentaires…
Il semble que certains hommes politiques le fassent parfois exprès. Au même mois que la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale a examiné une proposition de loi visant à instaurer un congé menstruel de 13 jours d’arrêt-maladie par an en cas de menstruations incapacitantes, sous réserve d’un certificat médical. À première vue, rien d’extraordinaire, même si certains craignent une discrimination à l’embauche similaire à celle liée à la maternité. Pourtant, à une voix près, la proposition de loi a été rejetée, tout comme en février par le Sénat. Cette mesure existe pourtant en Espagne depuis février 2023, mais également à Arras, Grenoble, Lyon, Strasbourg ou encore Saint-Ouen, la première commune française à l’avoir instaurée. Cela prouve que c’est possible. Mais, comme nous le savons, la France est en retard dans de nombreux domaines. Ou plutôt, la société est souvent en avance sur la classe politique. Pour que cela change, il faudrait encore que les gens se rendent aux urnes, mais c’est une autre histoire…
- La Petite humeur de la semaine : le vocabulaire de la haine
Rappelons qu’il n’y a que depuis 2018 que les publicités pour les serviettes et les tampons hygiéniques, ayant des propriétés identiques à celles du sang, ont remplacé le liquide bleu de laboratoire, qui illustrait les capacités technologiques d’absorption des produits, par du sang rouge. On a donc jugé, grâce à la marque Nana, que le public était enfin prêt à accepter la normalité des règles. N’étant pas une femme, je ne peux pas me mettre à leur place et décrire ce qui semble être, pour un homme, une forme de malédiction qui revient chaque mois. Surtout quand le moindre coup de froid nous cloue au lit et qu’une coupure de papier sur un doigt fait craindre l’amputation… Ne pas se mettre à la place des autres ne signifie pas pour autant ne pas compatir, bien au contraire. Alors où est la compassion dans la décision des parlementaires opposés à la proposition de loi ? C’est précisément pour essayer de toucher cette corde sensible que le député écologiste Sébastien Peytavie, rapporteur du texte avec sa camarade Marie-Charlotte Garin, a fait tester à des députés masculins de différentes sensibilités politiques un simulateur de règles. Une sorte d’appareil qui envoie des décharges électriques dans le ventre et que certains utilisent pour se faire les abdos.
On peut trouver cette démarche ridicule, d’autant plus que la proposition de loi a été rejetée, mais s’il faut en arriver là pour faire comprendre aux politiciens certaines problématiques, alors allons-y à fond. Imaginons donc des expérimentations pour les personnes handicapées, les familles monoparentales, les travailleurs pauvres, les chômeurs, les précaires, les sans-abri… Comme on dit, « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » et cela s’applique également à la politique. Car il y a les discours, les déclarations, les intentions, les postures, qui renvoient parfois aux racines, aux origines ou aux traditions… mais à la fin, il y a toujours les lois votées. C’est là que se mesure la compréhension d’un peuple et la compassion d’un homme politique. Comme des règles élémentaires… Les écologistes entendent remettre la proposition à l’ordre du jour en avril, les parlementaires auront donc l’occasion de se rattraper.