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L’interdiction des vélos dans le tramway de Montpellier : une situation « pas acceptable » selon l’association Vélocité
Depuis six mois maintenant, les cyclistes de Montpellier ne sont plus autorisés à prendre le tramway avec leur vélo ou leur trottinette. En effet, depuis le 21 décembre 2023, date de la mise en place de la gratuité des transports en commun, la Métropole de Montpellier et la TAM ont décidé d’interdire totalement la présence de vélos non pliés dans les rames, alors qu’elle était autorisée en dehors des heures de pointe.
Une décision « non concertée »
Cette décision a été prise suite à une demande du Comité de Liaison et de Coordination des associations Pluriel Handicaps (CLCPH), en réponse aux témoignages de personnes handicapées gênées par les trottinettes et les vélos dans le tram. Cependant, l’association Vélocité déplore le fait que cette interdiction ait été prise sans consultation des associations d’usagers du vélo. Elle estime que cette mesure va à l’encontre de la nécessité d’encourager les modes de déplacement actifs et l’intermodalité.
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« Notre but n’est pas d’autoriser les vélos tout le temps et partout, mais de trouver un compromis intelligent »
Après six mois d’application de cette mesure, l’association Vélocité a mené une enquête pour évaluer les impacts concrets de celle-ci. Selon elle, plusieurs personnes ont abandonné le vélo et ont repris la voiture pour certains trajets à cause de cette interdiction. Elle souligne également que cette mesure pénalise particulièrement les personnes habitant ou se rendant loin du centre-ville. De plus, elle critique le fait que l’objectif d’aménager des itinéraires cyclables en parallèle des lignes de tramway ne soit pas rempli à plusieurs endroits de la métropole.
Lyon, Strasbourg : des idées à reprendre ?
Malgré cette interdiction, des cyclistes bravent l’interdiction car ils en ressentent le besoin réel. Vélocité propose donc de prendre en compte ce besoin en trouvant un règlement plus souple qu’une interdiction totale. Elle suggère notamment la mise en place d’horaires pour pouvoir embarquer des vélos et/ou des emplacements spécifiques dans les rames, comme cela se fait dans d’autres villes comme Lyon ou Strasbourg.
Encore des discontinuités cyclables
D’après Vélocité, cette mesure assimile l’usage du vélo à une incivilité alors qu’il faudrait au contraire faciliter l’intermodalité entre le tram et le vélo. L’association souligne également les discontinuités cyclables encore nombreuses dans la ville de Montpellier. Elle estime qu’il est possible de trouver des solutions qui répondent aux besoins de tous les usagers du tram sans autoriser les vélos tout le temps et partout.
Un manque de concertation
L’association Vélocité interpelle les élus en soulignant qu’ils avaient annoncé une révision de cette interdiction après six mois, mais qu’aucun aménagement du règlement n’est envisagé à ce jour. Elle déplore également le manque de concertation avec les associations lors du comité de pilotage vélo du 30 mai 2024, où elle aurait fait des propositions qui sont restées lettre morte.