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- Visite au centre commercial Saint-Paul
- Rencontres avec les responsables de la sécurité
- Analyse de la situation locale
- Concurrence et tensions entre trafiquants
- Une menace grandissante
- Tactiques de violence
- Instaurer un climat de peur
- Des investigations complexes
- Silence et peur
- Actions des forces de l’ordre
- Une lutte contre le trafic de drogue
- Le marché de la drogue à Montpellier
Visite au centre commercial Saint-Paul
Ce mercredi, le préfet de l’Hérault ainsi que le maire de Montpellier ont effectué une visite sur le terrain au centre commercial Saint-Paul, situé dans le quartier de la Mosson, pour échanger avec les forces de police. Cette initiative fait suite à des incidents violents récents, notamment des fusillades liées à des affaires de trafic de drogue.
Rencontres avec les responsables de la sécurité
Accompagné de son directeur de cabinet, le sous-préfet Thibaut Félix, ainsi que de Michaël Delafosse et de Sébastien Cote, adjoint en charge de la sécurité, le représentant de l’État, François-Xavier Lauch, a eu des échanges avec Marjorie Ghizoli, la contrôleuse générale et directrice interdépartementale de la police nationale de l’Hérault, ainsi qu’avec le commandant de police Jérôme Crouzet, qui supervise le commissariat de la division Nord.
Analyse de la situation locale
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Durant leur visite, ils ont inspecté le parking et la galerie marchande, discutant des récentes agressions violentes orchestrées par des trafiquants. Ces derniers tentent de reprendre le contrôle d’un point de deal majeur à Montpellier, dirigé par deux frères épiciers qui sont actuellement sous le coup d’une mise en examen et incarcérés.
Concurrence et tensions entre trafiquants
Des informations provenant d’une source proche de l’enquête indiquent qu’un ou plusieurs lieutenants de cette famille sont chargés de maintenir le trafic, mais doivent faire face à la convoitise d’une équipe de Marseille, notamment de la célèbre DZ Mafia qui est active dans les quartiers nord.
Une menace grandissante
La police judiciaire a identifié des tentatives du cartel de s’introduire dans le secteur de la cité Saint-Martin pour s’emparer du principal point de deal. Les enquêteurs ont noté des éléments qui suggèrent que ces narcotrafiquants portent un intérêt particulier au point de deal de Saint-Paul, notamment lors de plusieurs fusillades récentes.
Tactiques de violence
Les membres de la DZ Mafia utilisent des complices pour mener des attaques après avoir effectué des repérages. Ils sont souvent équipés de Kalachnikovs et adoptent une stratégie de tir visant les jambes, une technique appelée « jambisation », qui a pour but d’infliger des blessures handicapantes comme moyen d’intimidation avant de potentiellement passer à des actes d’assassinat.
Instaurer un climat de peur
« L’objectif principal des membres de la DZ Mafia est de blesser leurs rivaux tout en instaurant un climat d’insécurité autour du point de deal. Cela vise à faire peur aux dealers qui travaillent pour les frères et leurs lieutenants, ainsi qu’aux clients, afin de prendre le contrôle par la terreur », a précisé une source proche de l’enquête.
Des investigations complexes
Des enquêtes rigoureuses sont en cours au Service interdépartemental de la police judiciaire, en étroite collaboration avec les forces de Marseille, suite à ces échanges de tirs à Saint-Paul. Le préfet et le maire ont pu s’approcher d’une zone proche de petits commerces, où un jeune guetteur, âgé de 12 à 17 ans, a été blessé par des tireurs arrivés en voiture.
Silence et peur
« Comme souvent dans les affaires de trafic de stupéfiants, l’omerta règne. Ces mineurs, souvent utilisés comme guetteurs ou mules, sont bien rémunérés, mais refusent de parler, craignant des représailles », a déclaré une source policière.
Actions des forces de l’ordre
Parallèlement à ces enquêtes, les forces de l’ordre intensifient leur présence dans le secteur, avec des contrôles réguliers grâce à l’appui des CRS. « Nous avons mené 28 opérations, aboutissant à 26 interpellations et 19 contraventions. Des enquêtes judiciaires majeures sont en cours sous la supervision du parquet de Montpellier », a confirmé le préfet.
Une lutte contre le trafic de drogue
François-Xavier Lauch a réaffirmé son engagement à neutraliser ceux qui cherchent à perpétrer des règlements de compte et à reprendre le trafic de stupéfiants. « Je suis convaincu du travail de partenariat de qualité avec la Mairie de Montpellier », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que la lutte contre le trafic de drogue demeure un défi colossal.
Le marché de la drogue à Montpellier
Les dealers affichent ouvertement leurs tarifs. Lors d’une rencontre, le préfet et le maire ont été confrontés à un prix affiché : « 50€ = 1g : La Frapp ». Ce terme ne désigne pas un service de livraison, mais plutôt un cannabis de haute qualité, l’un des produits les plus prisés sur le marché noir.