Montpellier : Fusillades, intimidation et lutte pour le contrôle d’un point de deal

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Par LocMontpellier

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Des liens entre les fusillades et le trafic de drogue

Depuis le début d’octobre, le quartier de la Mosson-la Paillade à Montpellier est en émoi : les enquêteurs de la police ont établi une connexion entre les quatre récentes fusillades survenues au centre commercial Saint-Paul et des actes d’intimidation liés à des activités de trafic de drogue.


« L’hypothèse la plus probable est qu’un groupe de trafiquants bien implantés dans un autre secteur de la ville, où se trouvent des points de vente avec des profits élevés, cherche à prendre le contrôle de celui géré par des membres d’une même famille à Saint-Paul. Cette famille est également impliquée dans un point de vente dans le quartier de Plan Cabanes, adjacent à la cité Gély », a indiqué une source proche de l’enquête.

Qui sont les victimes des balles, parmi lesquelles trois ont été légèrement blessées, tandis qu’une autre a subi des blessures plus graves ces dernières semaines ? D’après nos informations, le plus récent incident a eu lieu le samedi 19 octobre 2024 à 14h40, rue de l’Agençais, à proximité des magasins et du parking de Saint-Paul, et la victime ne détenait aucun document d’identité.

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Lors de son arrivée au CHU, la victime, âgée entre 23 et 25 ans, a d’abord refusé de donner son nom, avant de fournir de fausses identités, laissant supposer qu’il s’agit d’un individu en situation irrégulière avec une OQTF, c’est-à-dire une Obligation de quitter le territoire. Les autorités ont pris des photos de la victime pour vérifier si elle figure sur un fichier national.

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Des recrues peu scrupuleuses

« Les investigations révèlent que plusieurs trafiquants locaux utilisent des étrangers en situation irrégulière qui vivent dans la rue et sont logés dans des endroits précaires (tels que des caves), et qui sont payés pour agir comme des « mules » afin de distribuer des substances comme le cannabis, la cocaïne ou le crack. Ces personnes font partie des petites mains, tout comme celles qui, jour et nuit, alertent de l’arrivée de la police en criant « Ara », des adolescents âgés de 12 à 16 ans rémunérés entre 50 et 80€ par jour », a analysé une source proche de l’enquête.

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Selon certaines rumeurs, les agents des brigades de « stups » de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN 34) et du Service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) sont réticents à partager régulièrement leurs informations, ce qui entraîne un climat de malaise, car les deux unités partagent des enquêtes, notamment après la dernière fusillade de samedi, dans le but de relier cette affaire aux précédentes tentatives d’homicide volontaire.

Renfort des forces de l’ordre

Toutes les personnes ciblées par ces attaques, dont deux ont été atteintes par des balles perdues, ont réussi à échapper à ces tirs menés par des individus masqués circulant à scooter. Cela amène les forces de l’ordre à penser qu’il s’agit d’actes d’intimidation, car les tirs semblent viser les jambes et les cuisses. Dans cette zone à risque, deux compagnies de forces de police, l’une de CRS et l’autre de gendarmes mobiles, ont été déployées et effectuent des contrôles réguliers.

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