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Deux conducteurs agressés à Montpellier
Deux conducteurs de la TaM ont été agressés à quelques heures d’intervalle à Montpellier, ce lundi 19 août. Des faits qui relancent le débat sur la sécurité des chauffeurs.
Un incident choquant à la station Université des Sciences et Lettres
Ce lundi 19 août au matin, vers 9 heures, un incident choquant s’est produit à la station Université des Sciences et Lettres de Montpellier. Un individu, visiblement énervé et en proie à des troubles psychiatriques, s’en est pris au conducteur d’un tramway de la ligne 1.
D’abord verbalement agressif, l’homme s’est soudainement dirigé vers la cabine de conduite pour briser le pare-brise à l’aide d’une planche de chantier. Fort heureusement, le conducteur n’a pas été blessé physiquement, mais il a immédiatement cessé son service, profondément choqué par l’agression.
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Face à un tel acte de violence, le conducteur n’a eu d’autre choix que d’interrompre son service et de rentrer au dépôt, » rapporte Laurent Murcia, secrétaire du syndicat Force Ouvrière -FO- du personnel de la TaM. « Il a déposé plainte dans la foulée, et nous avons immédiatement demandé à la direction de faire de même, pour atteinte à une personne assurant une mission de service public, ainsi que pour les dommages matériels, estimés à près de 6 000 euros. »
« Il a déposé plainte dans la foulée, et nous avons immédiatement demandé à la direction de faire de même, pour atteinte à une personne assurant une mission de service public, ainsi que pour les dommages matériels, estimés à près de 6 000 euros »
L’agression a provoqué des perturbations significatives sur la ligne 1, avec des retards qui se sont accumulés tout au long de la journée.
Une autre agression à la station Tonnelles
Mais ce n’était que le début d’une journée noire pour les conducteurs de la TaM. Quelques heures plus tard, vers 13 heures, un autre chauffeur de la ligne 3 a également été pris pour cible. Cette fois-ci, l’agression a eu lieu à la station Tonnelles.
Une personne en état d’ébriété a jeté une canette sur le tramway avant de s’en prendre verbalement au conducteur. Sous le choc, ce dernier a également décidé d’exercer son droit de retrait et a porté plainte.
Ces incidents mettent en lumière un problème croissant de sécurité pour les agents de la TaM, confrontés à une recrudescence des agressions. « La situation actuelle oblige les conducteurs à arrêter leur service et à porter plainte en cas d’agression. Force Ouvrière a tout mis en place pour assurer les suivis médicaux et juridiques nécessaires. Un avocat spécialiste s’occupe désormais de toutes les agressions survenues pendant les heures de travail, » explique Laurent Murcia.
Des sanctions exemplaires
Ces récents évènements ont relancé les discussions sur les sanctions à appliquer aux agresseurs. « Si une personne sait qu’elle risque minimum un an de prison ferme, elle sera certainement dissuadée de recommencer. Nous réclamons des sanctions exemplaires, » insiste le syndicaliste. Au-delà des agressions physiques, ces faits révèlent également des dysfonctionnements plus profonds au sein de la société. « Je pense qu’aujourd’hui, on fait face à plusieurs problèmes : après la pandémie de Covid-19, les difficultés sociales se sont amplifiées, la justice à Montpellier souffre d’un sous-effectif important, et la précarité grandissante n’arrange rien », analyse Laurent Murcia.
L’offre de transport, notamment en période estivale, est jugée « insuffisante », ce qui engendre des tensions parmi les usagers et les travailleurs. Les chauffeurs, en première ligne, doivent composer avec un environnement de travail de plus en plus hostile, où la violence, verbale ou physique, devient un risque professionnel.