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- Visite du préfet à Montpellier
- Un système rapide et efficace
- Processus simplifié pour les plaignants
- Un système adapté aux besoins des citoyens
- Une gestion efficace des plaintes
- Encadrer les cas spécifiques
- Informer les citoyens sur les types de plaintes
- Options de dépôt de plainte pour les résidents
- Un changement significatif dans la relation citoyenne
- Une évolution nécessaire pour le service public
- Réflexion sur l’avenir du système
Visite du préfet à Montpellier
Ce lundi, le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, a effectué une visite à l’hôtel de police de Montpellier. Il a exprimé son enthousiasme pour le nouveau système de dépôt de plainte en ligne, qui permet d’éviter des déplacements inutiles et d’économiser du temps lors du signalement d’infractions telles qu’un vol de voiture, de vélo ou de trottinette, une escroquerie, des dégradations ou un cambriolage, comme précisé dans une liste définie. Ce service est accessible uniquement lorsque l’identité des auteurs est inconnue.
Un système rapide et efficace
Comme l’a récemment rapporté Métropolitain, il est désormais possible de déposer une plainte en ligne en 20 minutes seulement, contre 30 à 60 minutes lorsque l’on se rend sur place. « C’est un succès, puisque 50 % des plaintes au commissariat central de Montpellier depuis le 15 octobre dernier ont été reçues par cette nouvelle méthode, montrant ainsi l’adoption rapide de ce service par les citoyens. En revanche, l’engouement est moins fort dans les zones gendarmerie », a déclaré le préfet, entouré de plusieurs responsables dont son directeur de cabinet, Thibaut Félix, et le commissaire divisionnaire Benoit Desmartin.
Processus simplifié pour les plaignants
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« Seules 20 % des personnes qui déposent plainte en ligne doivent revenir pour compléter leur dossier, surtout si des informations cruciales manquent, comme des photos », a précisé Benoit Desmartin. Les victimes peuvent choisir d’orienter leur plainte, à l’encontre de X, soit à la police nationale, soit à la gendarmerie de l’Hérault, en se rendant sur le site http://masecurite.interieur.gouv.fr et en s’identifiant via France Connect, qui est déjà utilisé pour l’accès à Ameli et aux Finances publiques.
Un système adapté aux besoins des citoyens
François-Xavier Lauch, qui a pris le temps d’explorer ce système en utilisant un ordinateur installé dans le hall de l’hôtel de police, a exprimé son approbation. « Les personnes sans accès à Internet peuvent utiliser un ordinateur à l’accueil des commissariats ou dans les espaces France Services », a-t-il souligné. Benoit Desmartin a ajouté que « les plaintes reçues sont transférées à un agent dans un délai de 48 heures, ce dernier ayant de 7 à 15 jours ouvrés pour les traiter. Ces plaintes sont suivies et une copie est fournie pour les compagnies d’assurances et les établissements bancaires. »
Une gestion efficace des plaintes
Une policière affectée à cette unité, en charge de nombreuses plaintes en ligne reçues ce matin-là, a mentionné que « le traitement prioritaire de cinq vols de voiture est essentiel, car ces véhicules peuvent être utilisés pour commettre d’autres délits ». Le préfet a également conseillé aux victimes de vol de véhicule ou de cambriolage de contacter le service de police au 17 pour permettre une diffusion rapide des informations pertinentes, avant de soumettre leur plainte en ligne.
Encadrer les cas spécifiques
Une policière a également noté qu’un plaignant ce matin-là avait signalé des violences physiques, avec un nez fracturé, survenues lors d’un cambriolage. Dans ce cas, le dépôt de plainte en ligne n’était pas approprié et elle lui a demandé de se déplacer pour enregistrer les faits en personne.
Informer les citoyens sur les types de plaintes
Pour aider à clarifier la situation, François-Xavier Lauch a rappelé que la plainte en ligne concerne principalement des atteintes aux biens, représentant les deux tiers des infractions. Les cas de violences volontaires, de violences intrafamiliales, de viols et d’agressions sexuelles nécessitent toujours un déplacement au commissariat ou à la brigade de gendarmerie. Il a donné cet exemple : « Si votre vélo est volé à Montpellier alors que vous habitez à Castelnau-le-Lez, vous pouvez déposer votre plainte en ligne à la gendarmerie de Castelnau, et celle-ci sera transférée à la police nationale, car les faits se sont déroulés à Montpellier sans que l’auteur ne soit identifié. »
Options de dépôt de plainte pour les résidents
En outre, si une personne a été victime d’un délit à Montpellier mais réside dans une commune de la zone DIPN 34, comme Sète, Frontignan, Agde, Béziers, Cers, Boujan-sur-Libron ou Villeneuve-lès-Béziers, elle peut choisir de traiter sa plainte dans l’un de ces commissariats.
Un changement significatif dans la relation citoyenne
Ce système de dépôt de plainte en ligne est ouvert aux adultes, et les parents peuvent également signaler des infractions subies par leurs enfants. Pour les ressortissants étrangers, une plainte peut également être déposée en ligne en fournissant une pièce d’identité.
Une évolution nécessaire pour le service public
« C’est un changement fondamental dans la relation entre nos citoyens et nos forces de sécurité. Les gens n’ont plus besoin d’attendre dans les locaux de gendarmerie ou de commissariat. Le temps nécessaire pour traiter les plaintes est également réduit de moitié pour les policiers. Cela représente un gain de temps pour tous », a commenté le préfet de l’Hérault.
Réflexion sur l’avenir du système
Sur les 25 policiers du bureau des plaintes, le commissaire Éric Agniel a indiqué que « 12 d’entre eux se consacrent désormais au traitement des plaintes en ligne », une étape logique après une longue période de pré-plainte qui a duré dix ans jusqu’à la mi-octobre. François-Xavier Lauch a mentionné qu’il envisageait l’avenir, tout en précisant : « Nous évaluerons plus tard si cette méthode pratique de dépôt de plaintes en ligne doit être étendue à d’autres infractions. Pour l’heure, un bilan de cette mise en œuvre sera fait dans quelques mois. » L’arrivée de 66 policiers nationaux dans l’Hérault en 2023 a permis de réorganiser les services pour mieux répondre aux besoins des citoyens.