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L’Université Paul-Valéry Montpellier 3 en dernière position du versement de la subvention pour charge de service public
L’agence d’informations spécialisées notamment dans le secteur de l’enseignement AEF Info a publié récemment le classement des établissements universitaires français en fonction de leur subvention pour charge de service public (SCSP). Subvention versée par l’État qui constitue l’essentiel des ressources des universités. Dans ce classement, l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 apparaît en dernière position et appelle à « un rattrapage conséquent de ce déficit structurel pour remplir pleinement ses missions de service public ».
Une baisse depuis 2016
Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mises en lumières par AEF Info en les rapportant aux effectifs étudiants, la SCSP, versée aux universités françaises, s’élève en moyenne en 2022 à 6 720 € par étudiant soit une baisse de 2,3 % par rapport à 2016, tandis que dans la même période le nombre d’étudiants augmentait de 7,7%.
Une grande disparité
Ainsi six universités ont une SCSP par étudiant supérieure à 9 000€ (ndlr : université Gustave Eiffel, université de Polynésie, Sorbonne université, Toulouse-III Paul-Sabatier, université d’Évry et université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et six ont une SCSP par étudiant inférieure à 4 000€ (université de Nîmes, université de Lyon-III Jean-Moulin, université Paris Panthéon-Assas, université Montpellier-III Paul-Valéry, université de Mayotte et de l’INU Champollion).
Université Paul-Valéry Montpellier 3 : une situation critique
Université française la moins bien dotée, l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a vu son nombre d’étudiants passer de 18 878 à 21 653 entre 2016 et 2022 quand, dans le même temps, la SCSP totale tombait de 88,4M€ à 82,5M€ soit une baisse de 18,6%. « Notre communauté vit ainsi depuis des années un sous-encadrement financier et en personnel qui pèse fortement sur ses conditions de travail et seul un rattrapage conséquent de ce déficit structurel permettra que notre université puisse remplir pleinement ses missions de service public » réagit l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Conclusion
L’Université Paul-Valéry Montpellier 3 se retrouve en dernière position du classement des établissements universitaires français en fonction de leur subvention pour charge de service public. Cette subvention, versée par l’État, est essentielle pour le fonctionnement des universités. La SCSP par étudiant est en moyenne de 6 720€ en 2022, avec une baisse de 2,3% depuis 2016. L’Université Paul-Valéry Montpellier 3 appelle à un rattrapage de ce déficit structurel pour remplir pleinement ses missions de service public. Cette situation met en évidence une grande disparité entre les universités françaises, avec des écarts de plus de 10 000€ dans la SCSP par étudiant. L’Université Paul-Valéry Montpellier 3, qui compte de plus en plus d’étudiants, voit sa SCSP totale diminuer, ce qui a un impact sur les conditions de travail. Un rattrapage financier est nécessaire pour que l’université puisse remplir ses missions de service public.