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- L’opération « Place nette » à Aiguelongue
- Des policiers mobilisés
- La présence renforcée de la police
- Des résultats encourageants
- Un contrôle systématique
- Une action pour rendre la cité propre
- Les réactions des habitants
- Un incident lors d’une perquisition
- Le message fort du préfet
- La présence du trafic de drogue à Montpellier
L’opération « Place nette » à Aiguelongue
L’opération « Place nette » se poursuit à Aiguelongue, où s’est de nouveau rendu le préfet de l’Hérault : « J’appelle les bourgeois à arrêter de venir s’approvisionner à Montasinos ».
Des policiers mobilisés
Tous les jours depuis le 25 mars 2024 des policiers en uniforme, mais également en civil, plus discrets occupent le terrain, en bas des immeubles : l’opération « Place nette » se poursuit dans le quartier Aiguelongue, à Montpellier, où le principal point de deal de la rue Montasinos-place Rosa Parks a été démantelé lors de cette troisième action contre le trafic de drogue dans le département, après celles cité Saint Martin, ici, et à La Devèze, à Béziers.
La présence renforcée de la police
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Le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, sa directrice de cabinet, la sous-préfète Élisa Basso et la commissaire générale Marjorie Ghizoli, la directrice interdépartementale de la police nationale -DIPN 34-, étaient de nouveau sur place, ce mercredi 4 avril 2024, en fin d’après-midi pour évoquer le déroulement de la deuxième phase de présence renforcée au quotidien sur la durée, « après la première, aiguë, lancée lundi 25 mars dernier », celle des contrôles, perquisitions, interpellations et saisies. L’occasion de donner un nouveau bilan, « partiel bien sûr, puisque l’opération se poursuit encore plusieurs jours ».
Des résultats encourageants
Le préfet se félicite des bons résultats : découverte de 18 kg de résine de cannabis, 13 kg d’herbe, 500 grammes de cocaïne et plus de 20 000€ en numéraire, de deux kalachnikovs et d’un pistolet-mitrailleur Sten, ainsi que 450 munitions idoines avec 26 interpellations, dont 19 gardes à vue, « c’est l’opération qui a été la plus porteuse comparée à celles de Saint-Martin et de Béziers », analyse t-il.
Un contrôle systématique
Depuis le 25 mars, 900 personnes et 400 véhicules ont été contrôlés jour et nuit par les effectifs de la police nationale, dont des équipes cynophiles, les brigades anticriminalité -Bac-, des CRS et par la police municipale, avec une centaine de PV électroniques dressés pour des amendes forfaitaires délictuelles pour détention de stupéfiants et des infractions au code de la route, tandis que huit véhicules ont été remisés en fourrière. Enfin, sept commerces ont été visités et épinglés. Par ailleurs, deux squats ont été fermés.
Une action pour rendre la cité propre
« L’étroite collaboration avec la Ville de Montpellier, que je remercie beaucoup, sa police, ACM Habitat, son Groupe inter-bailleurs, a également permis d’effacer les tags qui polluaient des murs, des façades du quartier et de les repeindre », relève le préfet : « l’objectif de Place nette est certes de démanteler des points de deal et frapper les dealers au porte-monnaie pour casser leur business, mais c’est aussi de rendre une cité propre aux habitants ».
Les réactions des habitants
Des résidents réjouis par cette action de police dans la durée, à l’instar de deux mères de famille papotant à quelques mètres d’enfants passant à vélo, que François-Xavier Lauch est courtoisement venu saluer, lors de sa déambulation au coeur de la cité : « C’est bien, continuez, il fallait remettre de l’ordre et faire le ménage » dit l’une, tandis que l’autre observe que, « je suis un peu handicapée, ces jeunes qui traînent ici sont très gentils et serviables, ils portent mes courses jusque dans mon appartement dans les étages, ils ne nous font aucun mal ». Sans préciser si elle évoquent des gestes de dealers.
Un incident lors d’une perquisition
Un peu plus loin, une grosse agitation mobilise des policiers renforcés par les chiens renifleurs anti-stups, dont un a marqué l’arrêt devant une cave, illico fracturée avec un vérin et à coups de masse. Des locataires sont à leurs fenêtres pour suivre cette perquisition, qui, ne donnera rien au final : il n’y avait qu’un stock de bouteilles d’eau minérale dans des casiers.
Le message fort du préfet
Quelques minutes plus tard, à l’heure de la rencontre avec la presse, ce mercredi soir, François-Xavier Lauch se montre ferme à l’issue de son speech, adressant un message fort : « Ce ne sont pas les habitants de ce quartier, qui sont pauvres, qui achètent la drogue, mais bien les bourgeois montpelliérains et des communes alentour. Je leur demande d’arrêter de venir s’approvisionner à Montasinos. Il faut qu’ils comprennent que cette économie parallèle irrigue des commerces et constitue une véritable gangrène pour notre société ». Et le préfet de prévenir : « à ceux qui ne veulent pas comprendre, qu’ils sachent que quand ils vont venir à Montasinos acheter leur drogue, la police sera présente, qu’on se le dise ».
La présence du trafic de drogue à Montpellier
Dans un coin de la place Rosa Parks, le long d’un passage piétonnier et cycliste, il est tracé en grosses lettres à la peinture bleue Kétama, avec une flèche vers les caves des résidences. Une indication pour les clients en quête de produits illicites, puisque Kétama est le village au coeur du Rif, proche de Tétouan, au nord du Maroc : de vastes plateaux en altitude qui valent des milliards, qui sont au centre de la culture du cannabis par tonnes chaque année.