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Augmentation des tarifs des transports en commun et des piscines à Montpellier
A partir du 1er septembre 2024, les tarifs des bus et trams de la Métropole de Montpellier vont augmenter pour les non-métropolitains. Cette décision a été prise lors du conseil de Métropole de Montpellier du mardi 9 juillet. Elle a suscité des débats, notamment en lien avec les résultats des élections législatives anticipées.
Une fracture territoriale
Lors du conseil, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a souligné que cette augmentation des tarifs des transports en commun pour les non-métropolitains était un mauvais signal envoyé, car cela renforce la fracture territoriale. Selon lui, de nombreux administrés sont éloignés des infrastructures de transport, ce qui engendre un sentiment de désarroi et de colère.
Les tarifs pour les non-métropolitains au 1er septembre
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Les tarifs des transports en commun vont connaître les changements suivants à partir du 1er septembre :
- Ticket unitaire : de 1,60€ à 1,90€ pour une durée de validité passant de 1h à 1h30.
- Carnet 10 tickets : de 10€ à 15€.
- Forfait Parking + Tram : reste à 5,20€.
- Création de plusieurs titres : ticket 4h (3,5 €), abonnement 7 jours (20 €)…
Cette décision a été critiquée par Alenka Doulain, principale opposante de Michaël Delafosse. Selon elle, cette augmentation des tarifs alimente la fracture territoriale et va à l’encontre du moment politique actuel, marqué par une vague brune dans la région. Elle estime que les territoires ruraux sont le futur de la métropole et qu’il est nécessaire de les prendre en compte dans les politiques de mobilité et de tarification des transports.
Trains ou bus ?
Alenka Doulain souligne également que l’accès à Montpellier est devenu de plus en plus compliqué pour les habitants des territoires périphériques. Selon elle, la gratuité des transports sur critère géographique devrait bénéficier à tous ceux qui travaillent ou pratiquent des loisirs dans la métropole. Elle critique le choix du Service express métropolitain basé sur les bus, préférant une relance de l’étoile ferroviaire.
Michaël Delafosse, quant à lui, défend le choix des bus à haut niveau de service, en soulignant que la partie Nord de la métropole est un enjeu majeur. Il affirme que l’approche de bus express est la meilleure solution pour répondre à l’urgence actuelle, tout en envisageant un déploiement futur du rail. Il précise également que des offres de TER cadencés vers l’ouest sont en projet, mais dépendent des avancées de la LGV.
Des fissures dans le front
Si Michaël Delafosse et Alenka Doulain ont fait front commun lors des élections législatives anticipées, ils se sont opposés lors du conseil de Métropole de Montpellier. Alenka Doulain accuse la métropole de négliger les territoires ruraux et de favoriser les grandes villes. Elle estime que cette augmentation des tarifs des transports publics est un mépris de classe envers la classe moyenne. Elle appelle à ne pas isoler la métropole et à protéger la république.
Manu Reynaud, pour les écologistes, propose d’exporter le modèle de la gratuité des transports en commun au niveau national, tout en travaillant avec les autres territoires sur des coopérations intercommunales.
François Vasquez, quant à lui, critique la gratuité des transports en commun, affirmant que ce n’est pas un vecteur écologiste ni de gauche. Il estime que la gratuité ne peut pas être financée par les modestes et que cela ne favorise pas l’équité. Il considère que la tarification incitative est une meilleure solution.
« On y va tambour battant »
Malgré les débats, l’augmentation des tarifs des transports en commun pour les non-métropolitains est maintenue. Julie Frêche, déléguée au Transport, souligne que cette augmentation est nécessaire en raison du contexte inflationniste et du choc énergétique. Elle précise que les tarifs des parkings relais, destinés principalement aux véhicules non-métropolitains, ne vont pas augmenter.
Michaël Delafosse rappelle les projets en cours pour améliorer les transports en commun à Montpellier, tels que la réalisation de la Ligne 5 et l’extension de la Ligne 1 vers la gare Sud de France. Il affirme que la métropole avance rapidement dans le développement des transports en commun, du covoiturage et des pistes cyclables.
Les débats entre les différents acteurs politiques montrent des divergences de points de vue sur la question de la tarification des transports en commun. Certains défendent la gratuité ciblée, d’autres préconisent une tarification incitative. Quoi qu’il en soit, l’objectif est d’améliorer l’accessibilité des transports en commun tout en assurant une équité entre les différents territoires.