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Une crise du logement neuf en Occitanie Méditerranée
La Fédération des Promoteurs Immobiliers Occitanie Méditerranée confirme que le logement neuf connaît une grave crise sur tout l’ex-Languedoc-Roussillon. Selon les promoteurs languedociens et leur fédération, l’activité au premier semestre 2024 continue de s’effondrer : les volumes n’ont jamais été aussi bas. Cette année, les mises en vente ont diminué de plus de 35% par rapport à 2023, et la chute pourrait encore s’aggraver d’ici la fin de l’année.
Une crise nationale qui se fait sentir
A moins que la construction ne reparte d’ici là ? Pour l’heure, les promoteurs Occitans assurent que les chiffres de la baisse de l’activité régionale suivent la courbe de la crise immobilière nationale. La FPI avait déjà dénoncé la « lenteur » et le manque d’ambition du gouvernement dans ce domaine, un « laxisme » provoquant une grave crise du logement dans tout l’Hexagone.
Un espoir de relance grâce aux collectivités locales
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Mais dans le marasme national, les promoteurs semblent au moins espérer un sursaut des donneurs d’ordre, collectivités locales en tête, pour relancer les projets de construction. « Nous devons être force de proposition et poursuivre notre collaboration avec les collectivités et les aménageurs sur tout le territoire Occitanie Méditerranée pour débloquer nos opérations, en démarrer de nouvelles, et pour imaginer les nouveaux territoires de projets de demain », expliquait Thierry Iacazio, directeur territorial Languedoc chez Vinci Immobilier, lors de son élection à la présidence de la FPI Occitanie Méditerranée début juillet.
« La question aujourd’hui est de savoir si l’on peut réellement parler de projection à fin 2024 sur ces bases ? L’avenir est plus qu’incertain »
Rien ne semble avoir trop bougé depuis, alors même que la Métropole de Montpellier, habituellement fer de lance de la promotion régionale, a dû renoncer à son projet d’urbanisation de la Zac du Coteau, confrontée à l’opposition d’une partie des Montpelliérains. Pour la FPI, il faut sortir du marasme et dégager des perspectives, notamment sur ce territoire où la population augmente régulièrement chaque année et où le manque de logements neufs est criant : « Fin juin 2024, sur la Métropole de Montpellier, la baisse des volumes est nettement plus marquée : l’alimentation recule de plus de 53%, avec moins de 300 nouveaux logements mis sur le marché en 6 mois et les ventes diminuent de 30% par rapport au 1er semestre 2023 ».
Un avenir incertain
Thierry Iacazio s’interroge : « La question aujourd’hui est de savoir si l’on peut réellement parler de projection à fin 2024 sur ces bases ? L’avenir est plus qu’incertain », assure-t-il : « Rappelons qu’il s’est vendu 883 logements en 2023 sur la Métropole de Montpellier alors qu’en pleine guerre du Golfe en 1990, période de crise qui faisait référence jusqu’à ce jour, il s’en était vendu 1 113 sur les 11 communes du District de Montpellier ! »
Le PLUI métropolitain en vue
Le promoteur brosse un portrait assez pessimiste de la situation, nationale et locale : « Pour l’instant nous avons un dispositif Pinel qui se termine dans 3 mois, une absence de ministre de logements, un Plui en cours de finalisation à la Métropole de Montpellier, une offre qui peine à répondre à la demande… Que dire de plus ? ». Si ce n’est que dans ce contexte très tendu, le FPI va scruter les propositions du nouveau gouvernement en espérant que celui-ci ne néglige pas le logement neuf…
La crise partout, sauf à Béziers
Sur les autres principaux EPCI de la région, l’activité est assez hétérogène en fonction des territoires :
-Béziers fait figure d’exception avec une dynamique positive sur les ventes : +34% par rapport au 1er semestre 2023. « Béziers est la seule commune à enregistrer une augmentation des ventes à investisseurs », précise la FPI ;
-Nîmes Agglomération : les ventes nettes diminuent de 32% et l’offre est également en réduction de 35% en volume soit 452 logements (contre 611 au 1er semestre 2023).