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Les « brouteurs » : une arnaque sentimentale en plein essor
Les gendarmes du groupement de l’Hérault tirent la sonnette d’alarme face à l’ampleur croissante du phénomène des « brouteurs ». Ces escrocs du web spécialisés dans le chantage à la webcam utilisent des techniques bien rodées pour arnaquer leurs victimes. Ces dernières semaines, les signalements de tentatives d’arnaques se multiplient.
Qui sont les « brouteurs » ?
Les « brouteurs » sont des escrocs opérant principalement depuis la Côte d’Ivoire. Ils ciblent leurs victimes à travers des courriels et utilisent des techniques de séduction en ligne pour leur soutirer de l’argent. Ces escrocs, âgés en moyenne de 13 à 28 ans, sont originaires d’Afrique de l’Ouest et agissent depuis des cybercafés d’Abidjan. Leur profil est souvent celui de jeunes chômeurs issus de milieux défavorisés.
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Des faux profils pour mieux tromper
Les « brouteurs » utilisent généralement de faux profils pour séduire leurs victimes. Ils se font passer pour des personnes différentes et entretiennent des échanges sentimentaux pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de gagner leur confiance. Les demandes d’argent interviennent ensuite, souvent accompagnées de discours enflammés et romantiques.
Des escrocs se faisant passer pour des légionnaires
Certains « brouteurs » vont encore plus loin en se faisant passer pour des membres de la Légion étrangère afin de tromper leurs proies. Cette usurpation d’identité renforce leur crédibilité et facilite l’arnaque. Les victimes, charmées par l’idée d’un militaire qui leur apporte du réconfort, se laissent prendre au piège.
La lutte contre la cybercriminalité
Les services spécialisés de la police nationale, de la police judiciaire et de la gendarmerie sont mobilisés pour lutter contre la cybercriminalité. Cependant, il est difficile de collaborer avec les autorités des pays africains où sévissent ces escrocs.
Comment se protéger des « brouteurs » ?
Il est important de rester vigilant et d’informer les personnes vulnérables sur les risques liés aux arnaques sentimentales en ligne. Il est conseillé de ne pas répondre aux commentaires suspects ou aux demandes d’amitié provenant de profils douteux. En cas de signalement, il est recommandé de déposer plainte afin que les services d’enquête spécialisés puissent remonter les filières.
Que faire en cas de victime ?
Si vous êtes victime d’une arnaque, il est possible de déposer plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou du procureur de la République. Pour certaines escroqueries en ligne, il est également possible de porter plainte en ligne en utilisant le téléservice Thesee.