À Montpellier, le Festival Technopolice a captivé l’attention des citoyens avec une conclusion des plus originales : une manifestation haute en couleurs et en rythmes, s’opposant résolument à la surveillance de masse. Rassemblant environ 150 participants, cet événement a transformé les rues en une scène carnavalesque, mêlant protestation et créativité pour éveiller les consciences sur les enjeux de la surveillance généralisée dans notre société.
Le dimanche 24 novembre, Montpellier a été le théâtre d’une manifestation haute en couleur marquant la fin du Festival Technopolice. Environ 150 personnes ont défilé dans une ambiance carnavalesque, exprimant leur opposition contre la surveillance de masse. Ce rassemblement a mis en exergue les préoccupations grandissantes face à une société de plus en plus surveillée, tout en offrant un espace de discussion sur les implications de la technologie dans nos vies quotidiennes.
Aux alentours de la place Albert 1er, une atmosphère de carnaval régnait en ce dimanche de novembre. Déguisements multicolores, clowns et fanfare rythmée prenaient place, créant un tableau festif mais engagé. Ce rendez-vous marquait le point d’orgue du festival Technopolice, une initiative du collectif éponyme, née de la résistance contre la loi Sécurité Globale. Aujourd’hui, l’accent est clairement mis sur la lutte contre la surveillance généralisée.
Durant les quatre jours du festival, un large éventail d’activités a été proposé. Conférences et débats se sont alternés avec des initiatives plus ludiques, comme des jeux de pistes dans les rues de Montpellier qui mettaient en lumière les comportements considérés comme suspects par les systèmes de vidéosurveillance algorithmique. Des ateliers de maquillage s’efforçaient même de déjouer des anciens logiciels de reconnaissance faciale, témoignant de la créativité des organisateurs pour sensibiliser le public aux risques de ces technologies.
Vers 14h30, ce cortège vivant s’élança sur le boulevard Henri IV, rythmant sa marche par des fanfares et la batucada La Battante, bien connue pour son implication dans les luttes sociales montpelliéraines. Les participants scandaient des slogans contre « l’État policier », révélateurs d’un ras-le-bol face aux politiques sécuritaires jugées trop intrusives.
En poursuivant leur marche, les manifestants atteignirent le Peyrou, avant de descendre vers la place de la Comédie. Installé sur place, le Caddi Hack, une sorte de table sur roulettes équipée de matériel sonore, apportait des sonorités techno au cortège déjà bien animé. La dimension carnavalesque attirait l’attention des passants, qui s’arrêtaient, filmaient, et demandaient des explications aux manifestants. Cela a permis de sensibiliser un large public aux dangers du flicage généralisé.
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Le parcours se terminait sur la place Salengro après un passage par la grand rue Jean Moulin et le Faubourg du Courreau. L’énergie ne faiblissant pas, les danses et musiques continuaient de plus belle. Un membre du collectif Technopolice profita de ce moment pour rappeler des échéances inquiétantes : notamment la proposition d’une loi visant la généralisation de la vidéosurveillance algorithmique et une future loi sur la reconnaissance faciale.
Un moment particulièrement touchant fut l’intervention d’un enfant, qui remercia les manifestants et rappela que « qu’on ne parle pas assez des violences policières ». Sa référence à un cas de dissimulation de violences à Marseille par la police municipale déclencha de vifs applaudissements parmi la foule.
Alors que le cortège se dispersait aux alentours de 17h30, une collation était organisée au local associatif La Base, proche de la place Salengro. Cet après-midi festif mais profondément engagé a permis de réfléchir et d’échanger sur les enjeux autour de la surveillance dans notre société contemporaine, renforçant la détermination de nombreuses personnes à protéger leurs droits en matière de vie privée.