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Reconnaissance de l’agression lesbophobe lors du Festival des Fanfares à Montpellier
L’affaire de l’agression violente d’une jeune femme lors du Festival des Fanfares à Montpellier a connu des développements judiciaires. En effet, le tribunal correctionnel a reconnu le caractère lesbophobe de cette agression, le mercredi 17 juillet 2024.
La victime, prénommée Laura, avait médiatisé son agression en partageant une vidéo sur Tik Tok, où elle montrait son visage tuméfié. Elle avait également dénoncé le refus de la police nationale d’enregistrer sa plainte.
Les condamnations des auteurs de l’agression
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Les trois auteurs de l’agression, dont un quatrième en fuite, ont été condamnés. Deux d’entre eux, âgés de 27 ans, ont été reconnus coupables de violences volontaires en réunion en raison de l’orientation sexuelle de la victime. Le troisième, âgé de 19 ans, a été condamné pour violences en réunion. Le plus âgé, qui avait déjà trois condamnations à son actif, a écopé d’un an de prison, dont six mois avec sursis. Il devra également purger sa peine ferme sous bracelet électronique. L’agresseuse a quant à elle été condamnée à quatre mois de prison avec sursis. Le plus jeune des prévenus a été condamné à huit mois de prison ferme en raison de sa récidive légale.
Les dommages-intérêts et les interdictions
Les dommages-intérêts réclamés par la victime, sa concubine et leur ami, qui était également présent et frappé lors de l’agression, seront établis lors d’une audience civile en 2025. De plus, deux des condamnés devront payer 1€ symbolique à l’association Fierté Montpellier Pride. Enfin, le trio a interdiction de fréquenter les victimes, de se rendre chez elles et de transporter une arme.
Le récit de Laura lors du procès
Lors du procès qui a duré cinq heures, Laura a raconté son calvaire lors de cette soirée festive du 1er juin. Elle a expliqué comment elle avait été approchée par un couple, puis invectivée et menacée avant d’être rouée de coups. Elle a réussi à s’enfuir, mais a été poursuivie et rattrapée par plusieurs individus qui lui ont porté des coups, notamment à la tête. Son ami, qui avait tenté de s’interposer, avait également été tabassé par les deux prévenus qui accompagnaient l’agresseur. Elle a également témoigné du refus d’un policier national d’enregistrer sa plainte au commissariat central.
Enquête interne
48 heures plus tard, la plainte de Laura a été enregistrée à l’Hôtel de police et des investigations ont été lancées. Les quatre auteurs ont été rapidement identifiés, dont trois ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils ont ensuite été renvoyés en correctionnelle en comparution immédiate. Une enquête administrative interne a également été déclenchée pour comprendre pourquoi la première plainte de Laura avait été refusée. Cette enquête est terminée, mais les résultats n’ont pas été communiqués.
Les plaidoiries des prévenus
Face aux juges, les prévenus ont nié les faits. L’un d’entre eux a plaidé avoir seulement donné une gifle à Laura parce qu’elle lui avait mordu le pouce pendant qu’il tentait de lui faire une clé d’étranglement. On apprend ce vendredi que les condamnés acceptent leurs peines et ne font pas appel du jugement.