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Agressions au centre pénitentiaire
Ce mercredi 23 octobre 2024, des actes de violence se sont déroulés au sein du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, situé au sud de Montpellier. L’Ufap Unsa Justice a exprimé sa réaction face à cette situation.
Incident violent en plein après-midi
Aux alentours de 14h30, durant la période de promenade dans le bâtiment 1B, un détenu de 26 ans, condamné pour récidive de conduite sans permis sous l’influence de l’alcool, a utilisé un spray de gaz poivré pour attaquer deux autres détenus. Le premier, âgé de 23 ans, avait été condamné pour vol aggravé en récidive, consommation de drogue, séjour irrégulier en France et port d’arme blanche, tandis que le second, de 26 ans lui aussi, avait été reconnu coupable de vol aggravé avec récidive et d’usurpation d’identité.
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Escalade de la violence
Suite à cette agression, une émeute a éclaté. Le détenu touché par le gaz poivré a répliqué en lançant un coup de chaussette alourdie par un objet. En retour, l’agresseur a été poignardé par son adversaire avec un couteau en céramique, la blessure mesurant environ vingt centimètres au flanc gauche.
Prise en charge médicale urgente
Le détenu blessé, originaire d’Alès dans le Gard, a été rapidement évacué vers les services d’urgence du CHU de Montpellier. Ce dernier, âgé de 36 ans, avait un passé judiciaire comprenant des menaces criminelles, des actes de violence sur des personnels de santé, ainsi que des récidives pour menaces de mort envers des proches.
Problèmes de surpopulation carcérale
Le syndicat Ufap Justice Unsa dénonce cet incident grave sur fond de surpopulation carcérale alarmante. Selon Marine Orengo, déléguée syndicale, « la situation s’aggrave de jour en jour. » Le centre pénitentiaire compte actuellement 110 matelas au sol, avec un taux d’incarcération particulièrement élevé, notamment dû aux transferts en provenance des tribunaux de Nîmes et d’Alès.
Conséquences de la promiscuité
La promiscuité, liée à un total de 980 détenus pour 587 places, entraîne des tensions et des règlements de comptes, souvent en lien avec des réseaux de trafic et des conflits territoriaux. La maison d’arrêt de Nîmes ne parvient plus à gérer le flux de détenus, poussant le personnel pénitentiaire dans une situation de danger permanent à cause des affrontements violents entre détenus.
Appels à l’action
L’Ufap Justice Unsa demande des réformes urgentes concernant les incarcérations des détenus provenant de la région nimoise, en raison de l’insupportable situation actuelle. Le syndicat évoque la nécessité d’une fouille rigoureuse dans cette prison, devenue un « véritable supermarché » où l’on peut trouver facilement des bombes lacrymogènes, des couteaux, des smartphones et des drogues. Les autorités sont appelées à réagir rapidement face à cette crise grandissante.