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Une nouvelle pétition contre la vente de crabes vivants chez Décathlon
Une nouvelle pétition a été lancée par des défenseurs de la cause animale contre Décathlon, qui vend des crabes vivants destinés à la pêche au vif dans son magasin de Villeneuve-lès-Béziers, dans l’Hérault.
La chaîne de magasins de sport Décathlon est encore dans le viseur d’associations de défense des animaux. Une nouvelle pétition a été lancée, cette fois contre la vente de crabes vivants destinés à la pêche au vif, dans le magasin de Villeneuve-lès-Béziers, dans l’Hérault.
La pétition en ligne, lancée début juillet à l’initiative d’un client et largement soutenue par l’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis), a récolté près de 15 000 signatures. « Les crabes sont entassés par centaines dans très peu d’eau. Ils se blessent aux pattes et aux yeux en se frottant les uns aux autres. Certains se retournent sur le dos et finissent par mourir dans l’aquarium. S’ils ont la chance de survivre, c’est pour ensuite être transportés dans des conditions horribles puis transpercés vivants », s’indigne Amandine Sanvisens, co-fondatrice de PAZ.
« Les crabes sont entassés par centaines dans très peu d’eau. Ils se blessent aux pattes et aux yeux en se frottant les uns aux autres. Certains se retournent sur le dos et finissent par mourir dans l’aquarium. S’ils ont la chance de survivre, c’est pour ensuite être transportés dans des conditions horribles puis transpercés vivants »
Importance de la sensibilité des crabes
Il est important de rappeler que de nombreuses études scientifiques ont démontré que les crabes ressentent la douleur et possèdent une certaine sensibilité. En novembre 2023, une proposition de loi a été déposée visant à interdire la pêche au vif, pratique qui consiste à utiliser des animaux vertébrés vivants comme appâts. Cela inclut généralement des poissons, mais aussi des crustacés tels que les crabes. « Si on s’adresse à Décathlon, c’est parce qu’il s’agit du leader sur le marché du sport généraliste en France. L’enseigne n’étant pas spécialisée dans la pêche, on ne s’attend à voir des crabes vivants entre les tentes et les casquettes. Localement, on demande donc à ce que la direction de Villeneuve-lès-Béziers cesse d’approvisionner le commerce. Sachant que les livraisons ont lieu toutes les semaines, c’est assez simple d’y mettre un terme définitif », ajoute Amandine Sanvisens.
Pour la co-fondatrice de PAZ, l’idéal reste de modifier durablement ses comportements de pêcheurs, notamment en privilégiant les appâts synthétiques. Depuis juillet dernier, l’association s’engage activement pour mettre fin à la vente de poissons et de crabes vivants destinés à être utilisés comme appâts dans la pêche, où ils subissent des souffrances. Leur première intervention a réussi à faire retirer des aquariums vendant ces appâts. Amandine Sanvisens espère connaître la même réussite avec cette pétition.
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Une pratique réglementée mais controversée
Dans les commentaires, les utilisateurs expriment vivement leur indignation face à cette cruauté : « Il faut que les conscience évolue et non l’inverse ! Du respect pour les animaux svp, ce ne sont pas de vulgaires objets de marchandises ! Et ils nous apportent tant, tellement honteux cet irrespect ! », « Scandaleux ! Pourquoi les enseignes Décathlon vendent des animaux ? ! À boycotter ce magasin » ou encore « Les conditions de détentions sont ignobles. Les animaux ne sont pas des objets qu’on empile n’importe comment ! »
Sollicité par Métropolitain, Décathlon affirme s’engager dans la promotion et la distribution de leurres de plus en plus qualitatifs qui remplaceront progressivement les vifs, rappelant par la même occasion que cette pratique n’a rien d’illégal : « La pêche aux crabes est une pratique autorisée et réglementée, utilisée notamment pour le surf-casting, qui se pratique en bord de mer, sur la côte, depuis la plage, les digues ou les rochers ». L’enseigne confirme donc vendre ces crabes « dans certains de ses magasins pour répondre à la demande locale », et assure avoir « engagé avec ses équipes de conception une démarche d’innovation pour une transition vers des aliments naturels sans impact sur la biodiversité. » Le groupe précise également que s’il cesse « brutalement de vendre des vifs, les habitués de cette pratique s’en procureront par d’autres circuits. »