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Violences récurrentes aux urgences du CHU de Montpellier
De nouvelles agressions ont eu lieu aux urgences du CHU de Montpellier : deux agents de sécurité ont été attaqués, frappés et mordus par un patient. Cette situation intervient seulement quelques jours après qu’un infirmier ait également été agressé, ce qui pousse le syndicat FO à exiger le retour de maîtres-chiens pour renforcer la sécurité, tant à Lapeyronie qu’aux urgences de Gui-de-Chauliac.
Une intervention musclée aux urgences
Dans la nuit du 18 au 19 octobre 2024, une ambulance a amené un patient agité aux urgences de l’hôpital Lapeyronie. Ce dernier, souffrant apparemment de schizophrénie, est connu pour son comportement violent et est sous contrôle judiciaire, comme l’indique le bracelet électronique qu’il porte.
Une réaction violente du patient
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Pour des raisons encore floues, le malade a commencé à se montrer agressif envers le personnel soignant. Deux agents de sécurité ont alors été appelés à intervenir pour éviter une escalade de la situation. Le patient, âgé de 26 ans et originaire de Montpellier, s’en est pris aux agents en les frappant et en leur infligeant des morsures sévères sur les bras, entraînant des hématomes et des blessures.
Des mesures d’urgence nécessaires
Il a fallu un renfort pour maîtriser le jeune homme, qui a été solidement attaché et placé dans un box. « Nous avons appelé la police secours, mais aucune patrouille n’était disponible. Nous avons donc dû garder le patient jusqu’à ce qu’il se calme. Les agents blessés envisagent de porter plainte », a déclaré une source syndicale à Métropolitain le 20 octobre.
Appel à la direction générale
Ce nouvel incident survient peu après qu’un infirmier ait été agressé, ce qui a incité le syndicat Force Ouvrière à tirer la sonnette d’alarme. Dans une lettre datée du 18 octobre, Laurent Brun et Bruno Bianchetto, membres du service F3SCT, ont alerté la direction sur la montée de la violence à l’hôpital : « Notre lettre du 23 juillet 2024 concernant les conditions de travail dangereuses aux urgences de Lapeyronie est restée sans réponse. La violence envers le personnel augmente chaque année », ont-ils noté.
Une situation alarmante pour le personnel
Ironiquement, quelques heures après l’envoi de ce courrier, deux agents de sécurité ont été mordus. Dans leur lettre, les représentants de FO soulignent que « la sécurité préventive aux urgences reste insuffisante face aux agressions intolérables subies par les employés. L’assistance pour les victimes de la part de l’institution est trop lente ». Ils demandent donc la mise en place de « mesures de sécurité dissuasives » rapidement.
Recommandations de sécurité
FO propose également de rétablir la présence de maîtres-chiens à l’entrée des urgences, comme c’était le cas auparavant. Selon eux, la présence d’un chien et la stature des agents de sécurité sont des éléments dissuasifs très efficaces. Ils insistent également sur la nécessité d’une surveillance accrue concernant la position des agents de sécurité présents aux urgences.
Manque de formation pour le personnel
Dans leur correspondance à la direction générale, Brun et Bianchetto soulignent également l’absence de formation continue pour le personnel sur la gestion de la violence et de l’agressivité. Une formation qui était censée être mise en place par la société Omega et qui aurait pu être bénéfique, notamment pour les employés d’autres secteurs comme les buralistes, qui reçoivent régulièrement des séances de formation pratique sur ce sujet.