Montrer les sections Cacher les sections
Un canular téléphonique de mauvais goût
Le samedi 2 mars 2024 vers 18h, un canular téléphonique, appelé un swatting, a été réalisé, laissant présager le pire : un homme venait d’être décapité à Lattes. L’appel a été fait aux numéros d’urgence et c’est l’appelant lui-même qui a prévenu les secours en déclarant : « Allo, je viens de couper une tête ! ». Les autorités ont pris cette alerte très au sérieux et ont rapidement localisé les faits dans un campement sauvage de gens du voyage, près de l’autoroute A9 en direction de Lattes.
Une blague macabre
Plusieurs véhicules de la police nationale, dont des agents de la brigade anticriminalité (Bac), ainsi que des sapeurs-pompiers du Sdis 34 et une équipe médicale, ont rapidement convergé vers l’adresse indiquée. Cependant, ils ont vite réalisé qu’il s’agissait en réalité d’une blague macabre.
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Le swatting, un canular téléphonique malveillant
Les intervenants ont compris qu’ils étaient victimes d’un swatting, un canular téléphonique qui vise à piéger les services de police ou d’urgence en leur faisant croire à une intervention d’urgence, généralement chez un particulier, dans le but de lui nuire. Ce phénomène, originaire des États-Unis, tire son nom des unités d’intervention Swat. En France, les équivalents sont le GIGN et le Raid. Le swatting est apparu dans les communautés de joueurs en ligne, où il était utilisé comme moyen de vengeance et permettait aux auteurs de voir en direct l’intervention des forces de l’ordre.
Des conséquences parfois tragiques
Le swatting se distingue des simples canulars par son intention souvent malveillante et parfois tragique. Il s’est diversifié dans différents secteurs, notamment avec les fausses alertes à la bombe. L’auteur d’un swatting est appelé un « swatteur ».
Des conséquences légales
Si l’auteur de ce canular téléphonique est identifié, il sera placé en garde à vue et sera ensuite renvoyé devant un tribunal. Il risque une peine de 2 ans de prison et une amende de 30 000€. Ces fausses alertes mobilisent inutilement les forces de l’ordre et les services de secours, alors qu’une véritable urgence aurait pu survenir au même moment.