Montpellier a marqué les esprits en démarrant sa saison de Top 14 sous les chapeaux de roue, humiliant un Toulouse déconcerté par une défaite sévère. Après deux revers consécutifs, les Montpelliérains ont saisi l’opportunité de briller à domicile, balayant toute opposition avec une grande maîtrise du jeu. Face à eux, le triple tenant du titre n’a pu que constater les dégâts, impuissant face à une avalanche de points et une domination sans partage. Cette performance imposante et inspirante relance la dynamique de Montpellier, laissant les Toulousains avec des leçons à tirer pour les prochains rendez-vous.
Montpellier a brillamment relancé sa saison en Top 14 en infligeant une défaite cuisante à un Toulouse, pourtant triple tenant du titre, sur le score de 44-14. Après deux défaites consécutives, les Montpelliérains ont convaincu dans tous les aspects du jeu, s’emparant d’un précieux bonus offensif. Face à eux, les Toulousains, initialement pleins de confiance, ont perdu pied, incapables de répondre à la domination de leurs adversaires.
Le stade Septeo de Montpellier a été le théâtre d’une soirée toute en couleurs pour les locaux. Abordant cette troisième journée avec deux revers, l’équipe de Joan Caudullo avait à cœur de se racheter face à des Toulousains qui avaient entamé leur saison sur les chapeaux de roues avec deux victoires significatives. D’entrée de jeu, les hommes en bleu ont clairement affiché leur volonté de mettre un terme à cette série de déconvenues. À l’inverse, les joueurs d’Ugo Mola ont très tôt révélé des failles.
Montpellier chante, Ramos déchante. Si une pénalité transformée par Miotti avait donné l’avantage à Montpellier (5e), c’est Toulouse qui a découpé la défense en premier avec un essai de Delibes (10e). Malgré ce départ tonitruant, Thomas Ramos a connu une soirée compliquée, chahuté par l’indiscipline et l’incapacité à concrétiser les opportunités. Un coup de pied imprécis puis un renvoi en touche ont notamment illustré ce manque d’assurance.
Ce fut le point de départ d’une féroce domination montpelliéraine. À la 13e minute, Ramos se fait contrer, permettant à Ngandebe de filer vers l’en-but adverse, provocant ainsi une succession d’essais en faveur de Montpellier. Les Toulousains, sonnés, ont craqué après un maul orchestré par Uelese (18e) et un nouvel essai en contre de Banks (20e).
La grimace sur le visage d’Ugo Mola reflétait le désarroi toulousain lors de cette première période, loin d’être terminé car Miotti, véritable chef d’orchestre ce soir-là avec un 100 % au pied, mettait le feu sur le terrain. Une ouverture de génie à la 34e a permis à Vincent de tromper le malheureux Lebel pour enfoncer le clou. À la pause, Toulouse accusait un impensable retard de 34-7, un scénario qui ne lui était plus arrivé depuis un certain 19 mai 2019 contre l’UBB Link.
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Dans le second acte, l’ombre d’une remontée à la 2019 guettait peut-être l’encéphale de Toulouse, mais il n’en fut rien. Entravé par une indiscipline chronique en mêlée avec six pénalités concédées, contre seulement deux pour Montpellier, chaque effort était réduit à néant. Réduits à 13 contre 15 après les cartons de Aldegheri et Vergé, les visiteurs ont tout de même trouvé le chemin de l’en-but par Pouzelgues (55e), insuffisant pour inverser la tendance.
Les avants montpelliérains, impériaux, se sont fendus d’un cinquième essai symbolique à la 79e minute, signé Hounkpatin, pour parachever ce festival offensif. Cette victoire significative, 44-14, doublement symbolique face à un adversaire prestigieux, lance la saison héraultaise. Les Montpelliérains, le regard déjà tourné vers un déplacement crucial à Montauban pour la 4ème journée, peuvent envisager l’avenir avec optimisme.