Scandale à Montpellier : Noussommes révolté par une amende politique inacceptable

Actualités de la région

comment No Comments

Par LocMontpellier

Montrer les sections Cacher les sections

Le mouvement NousSommes sanctionné pour une action civique

Le mouvement NousSommes, dont l’élue d’opposition Alenka Doulain fait partie, a reçu une amende de 6 000€ de la part de la Métropole de Montpellier. Cette sanction a été infligée suite à des tags réalisés pendant les campagnes des législatives et de la présidentielle, dans le but de lutter contre l’abstention. Les porte-paroles du mouvement, Cathy Aberdam et Rhany Slimane, dénoncent une répression politique injustifiée. Ils estiment que cette action, qui appelait simplement à s’inscrire sur les listes électorales, aurait dû être soutenue plutôt que sanctionnée.

Une action d’utilité publique

Cathy Aberdam et Rhany Slimane expliquent que leur intention n’était pas de promouvoir leur mouvement politique, mais de sensibiliser les citoyens à l’importance de voter. Ils précisent que le choix des tags au sol était motivé par le fait que cette technique est utilisée couramment dans la ville de Montpellier par d’autres mouvements et collectivités. Ils estiment donc que leur action était d’utilité publique et ne méritait pas une amende.

Une amende prélevée directement

À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier

Les porte-paroles du mouvement NousSommes ont constaté que leurs tags étaient effacés plus rapidement que d’autres, sans raison esthétique apparente. Cependant, ils n’ont pas été informés des avis d’amendes initiales en raison d’un changement d’adresse administrative. Par conséquent, l’amende de 6 000€ a été directement prélevée sur le compte bancaire du mouvement. Ce dernier a engagé des recours et souhaite faire connaître cette histoire, qui suscite l’indignation de nombreuses personnes.

Une répression politique

Pour Rhany Slimane, il ne fait aucun doute que cette sanction est un acte de répression politique. Il accuse Michaël Delafosse, maire de Montpellier, et sa majorité de s’inquiéter de l’expression du vote des citoyens. Il estime que le maire adopte des postures moralisatrices contradictoires avec ces pratiques répressives. Cette affaire ne fait que creuser le fossé entre la majorité municipale et ses opposants, et renforce leur détermination à poursuivre leurs actions politiques.

Un débat démocratique nécessaire

Les porte-paroles du mouvement NousSommes affirment que cette affaire ne fera que raviver les tensions entre la majorité et l’opposition politique à Montpellier. Ils soulignent l’importance de la diversité des formes que peut prendre le débat démocratique, et appellent à régler les dissensions dans le cadre de la discussion plutôt que par la répression politique. Ils restent déterminés à poursuivre leurs actions pour lutter contre l’abstention et la non-inscription sur les listes électorales.

Une soirée pour lutter contre l’abstention

Dans cette optique, le mouvement NousSommes organise une soirée le lundi 19 février au Quartier Généreux, afin de discuter de l’abstention et de la non-inscription sur les listes électorales. Cependant, les représentants du Quartier Généreux ont récemment été convoqués au commissariat dans le cadre d’une enquête initiée par la mairie et la préfecture. Ils estiment que cette convocation est liée à l’aspect politique du Quartier Généreux, et dénoncent un « délit de générosité ». Ils s’inquiètent des conséquences de cette répression politique sur les organisations citoyennes, associatives, syndicales, militantes et politiques.

À lire Tragédie à Montpellier : un adolescent de 14 ans chute du haut d’un parking dans des circonstances dramatiques

Location Appartement Montpellier est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire