Montrer les sections Cacher les sections
Un retraité menacé de mort par sms le maire de Saint-Geniès-de-Fontedit
Un habitant de Saint-Geniès-de-Fontedit, une commune située au nord de Béziers, sera jugé en mars 2024 pour avoir envoyé des menaces de mort par sms au maire, Lionel Gayssot.
La plainte du maire
Le mardi 16 janvier 2024, le maire de Saint-Geniès-de-Fontedit, Lionel Gayssot, a déposé plainte contre un retraité de 74 ans. Ce dernier lui avait adressé un sms la veille, dans lequel il proférait des menaces de mort ainsi que des insultes, en plus de menacer de perturber la cérémonie des vœux.
Intervention des gendarmes et du procureur
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
La brigade de Murviel-lès-Béziers a immédiatement informé le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers, Raphaël Balland, de cette affaire. Ce dernier a ordonné l’interpellation du retraité et sa mise en garde à vue. Cependant, en raison de problèmes cardiaques, le septuagénaire a été remis en liberté après un examen médical.
Reprise de la garde à vue
Le procureur a ensuite donné l’ordre de reprendre la garde à vue du mis en cause le jeudi 18 janvier 2024. Cette fois-ci, le corps médical a jugé que son état de santé permettait sa détention. Ainsi, le retraité a pu être entendu par les gendarmes.
Explications du retraité
Lors de son audition, le retraité a contesté avoir eu l’intention de menacer le maire. Il a expliqué que ses propos n’étaient que des mots et une façon de parler. Il a également évoqué son mécontentement suite à une condamnation prononcée en décembre 2023 par le tribunal correctionnel de Béziers, qui l’a condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et à verser 1 800 € de dommages et intérêts à des voisins.
Placement sous contrôle judiciaire
À l’issue de sa garde à vue, le retraité a été présenté au magistrat de permanence au parquet de Béziers, puis au juge des libertés et de la détention. Ce dernier l’a placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’interdiction de détenir une arme et de contacter le maire et un autre agent municipal. Le retraité sera jugé le mercredi 27 mars 2024 pour menaces de crimes à l’encontre d’un élu public.
Menaces contre les élus
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où de plus en plus d’élus font face à des insultes, des agressions verbales et physiques, ainsi que des menaces. L’association des maires de l’Hérault a d’ailleurs exprimé son inquiétude face à cette situation lors de son dernier congrès annuel.
Statistiques alarmantes
En 2023, plus d’un tiers des maires ont été insultés. Le ministère de l’Intérieur prévoyait une hausse de 15 % des agressions en 2023, après une augmentation de 32 % en 2022 avec 2 265 plaintes et signalements.