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Demande de moratoire sur la ZFE
Laurent Jaoul, le maire de la commune de Saint-Brès, a pris l’initiative d’écrire au Premier ministre Michel Barnier pour solliciter un moratoire concernant l’application de la Zone à Faibles Émissions (ZFE). Il a également informé Michaël Delafosse à ce sujet.
Un plan de mobilité en question
La Métropole de Montpellier a voté, le 8 octobre 2024, un Plan de Mobilité 2032. Cependant, des inquiétudes se font sentir quant à sa mise en œuvre à Saint-Brès. Le maire, Laurent Jaoul, a exprimé son refus de communiquer avec ses concitoyens à l’approche de la date d’entrée en vigueur de la ZFE, prévue pour le 1er janvier 2025. Bien que cette initiative vise des objectifs environnementaux et de santé publique, il est impératif de prendre en compte ses conséquences sociales, notamment pour les plus défavorisés.
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Impact sur les citoyens
Laurent Jaoul a signalé à Michaël Delafosse, le président de la Métropole, qu’il a adressé une lettre à Michel Barnier. Dans sa correspondance, il a souligné la nécessité d’un moratoire sur la ZFE, ce qui permettrait aux véhicules Crit’Air 3 et 4 de continuer à circuler pendant que les conditions économiques et internationales se stabilisent. Il a précisé que cette demande vise à protéger non seulement les foyers modestes, mais aussi les travailleurs indépendants et les artisans, qui subissent également des répercussions de cette réglementation.
Une délibération à suivre
En réponse à une lettre de la Métropole, Laurent Jaoul a rappelé que le Plan de Mobilité 2032 a été adopté par délibération n° M2024-369. Selon la législation, ce projet doit être soumis aux conseils municipaux des 31 communes de la Métropole, ainsi qu’aux autorités départementales et régionales, avant d’être mis en enquête publique. Le conseil municipal de Saint-Brès est donc invité à donner son avis dans les trois mois suivant la réception du projet, soit avant le 14 janvier 2025. Sans réponse dans ce délai, l’avis sera considéré comme favorable.
Une pression sur les automobilistes
Le maire de Saint-Brès a mis en lumière que « près de 50 000 automobilistes dans la Métropole seront contraints de changer leur véhicule pour respecter les normes Crit’Air 1 et 2 ». Il a expliqué que la plupart des ménages à faible revenu ne pourront pas se permettre d’acquérir des véhicules conformes, entraînant ainsi un renforcement des inégalités sociales, surtout pour les familles qui ont déjà des difficultés à faire face aux coûts d’entretien et de carburant de leur voiture. De plus, il a reçu plusieurs témoignages de citoyens inquiets de perdre leur emploi à cause de cette nouvelle réglementation.
Appel à l’unité des maires
Il a également souligné que « bien que des aides gouvernementales aient été mises en place pour le renouvellement des véhicules, le reste à charge reste trop élevé pour de nombreux ménages ». Cette situation est d’autant plus préoccupante dans le contexte actuel de crise internationale, caractérisé par une forte augmentation des prix de l’énergie. « Nous, les 31 maires de la Métropole de Montpellier, avons la possibilité d’influencer cette décision majeure. Nous avons l’opportunité d’adopter le Plan de Mobilité 2032 en intégrant une motion demandant un moratoire sur la ZFE », a-t-il déclaré, en mentionnant que d’autres métropoles, comme celles de Marseille et Strasbourg, ont déjà choisi de repousser l’application de cette mesure.
Une décision à prendre rapidement
Laurent Jaoul a ajouté qu’il est en train de préparer un projet de délibération qu’il est prêt à partager avec ses collègues maires. La question demeure : l’air de la Métropole de Montpellier deviendra-t-il irrespirable ?
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