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Incroyable révélation sur l’épisode douteux des Glaïeuls protégés
Lors de l’inauguration de l’échangeur du Lien de Saint-Gély-du-Fesc, Kléber Mesquida a fait une incroyable révélation sur l’épisode douteux des Glaïeuls, les bien nommés, protégés. Coup de théâtre ce mercredi 2 octobre 2024 après-midi, lors de l’inauguration de l’échangeur du Lien – Liaison intercantonale d’évitement nord de Montpellier -, sur la RD 986, aux portes sud-est de Saint-Gély-du-Fesc : au milieu de son discours, évoquant les péripéties juridiques et administratives ayant entravé le déroulement de ce vaste chantier et toutes purgées, Kléber Mesquida, président du Département de l’Hérault, a fait une incroyable révélation : les Glaïeuls douteux, une espèce florale protégée, ont été volontairement plantés à l’endroit du chantier de réalisation du dernier tronçon de 7,8km pour l’interrompre !
Des glaïeuls douteux replantés et arrosés
« Un jour, nous avons été alertés de la présence de ces magnifiques fleurs roses figurant sur la liste rouge de celles à protéger, à l’endroit où se allaient se poursuivre les travaux de construction du dernier maillon entre l’échangeur de Saint-Gély-du-Fesc et l’A70 à Bel Air, près de Juvignac. Mes services sont allés sur place et ont immortalisé ces nombreuses fleurs dans un petit carré, où des barrières étaient installées autour. Bien sûr, nous avons longuement et minutieusement examiné ces photos qui ont été agrandies et quelle n’a pas été notre surprise de découvrir que ces glaïeuls douteux n’avaient pas poussé à cet endroit, mais qu’ils avaient été arrachés ailleurs, replantés et arrosés ! ». Il n’y avait donc pas de doute, un ou des jardiniers étaient venus volontairement planter ces fleurs protégées sur le chantier du Lien, après les avoir déracinées et donc vandalisées. C’est la requête en référé déposée en décembre 2023 au tribunal administratif de Montpellier par le maire de Grabels, René Revol, le conseil municipal et des associations d’écologistes, qui a conduit le Conseil départemental de l’Hérault à se pencher sur la question et pour cause : il était carrément demandé d’interrompre le chantier du Lien entre le hameau de Bel Air, à Grabels et la périphérie de Juvignac, en raison de la présence de ces belles fleurs roses en pleine garrigue. Un constat : tout a été mis en œuvre pour que le Lien ne puisse pas s’achever au nord-ouest de Montpellier, avec donc des agissements illégaux.
136 espèces protégées prises en compte
Lors de l’audience, l’avocat de la commune de Grabels et des associations d’écolos avait ainsi plaidé l’illégalité de l’arrêté de dérogation aux interdictions relatives à cette fleur protégée du préfet. Le juge des référés a rejeté cette requête le 12 janvier dernier et les travaux du Lien ont pu se poursuivre. Cet épisode des Glaïeuls douteux, les bien nommés, replantés et arrosés sur le tracé du Lien au niveau de Grabels et de Combaillaux n’avait jamais été ébruité, jusqu’à ce qu’il soit rendu public, ce mercredi à Saint-Gély-du-Fesc. Autre révélation : 136 espèces de la faune et de la flore protégées sont prises en compte depuis le début du chantier du Lien en 1992.
474 bulbes douteux
Les élus de Grabels et les opposants au Lien avaient compté 474 bulbes de Glaïeuls douteux – recensés par le conservatoire botanique Méditerranéen, sur demande de l’Office français de la biodiversité -OFB-, une espèce protégée, dont la fleur rose haute de 50 cm. Des Glaïeuls vraiment douteux. Dans la foulée, le cabinet de Kléber Mesquida s’était félicité « d’une décision judiciaire confirmant que le Département met en œuvre toutes les dispositions possibles pour protéger les espèces dans le respect de la réglementation relative à la protection de l’environnement ».
Agressions et incendies criminels
Cette action volontaire bien préparée de détruire des Glaïeuls douteux et de replanter les bulbes dans un autre secteur pour faire stopper l’avancée du chantier du Lien, qui reliera sur 32km directement l’A709 depuis Vendargues à l’A750 au niveau de Bel Air et de Juvignac, s’inscrit dans la longue liste des actes de vandalisme, parfois violents, qui ont émaillé les travaux, notamment à Combaillaux : agressions physiques d’ouvriers et incendies criminels nocturnes d’engins de chantier, avec à la clé un lourd préjudice pour les sociétés, sur fond de manifestations, de blocages et d’installation d’une ZAD par les opposants.
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Enquêtes au point mort
En dépit d’enquêtes des gendarmes, le mystère reste entier sur l’identité de ces auteurs, puisqu’à à ce jour, les investigations n’ont pas progressé d’un iota. Elles sont visiblement au point mort et ont peu de chance d’aboutir. Ces vandales font-ils partie des opposants les plus virulents ? S’agit-il d’une fausse piste et faut-il chercher ailleurs, comme celle d’un ou de jardiniers ayant replanté et pris soin de ces Glaïeuls sur le Lien ? Il n’y a pas de doute, c’est une piste à creuser, car il ne faudrait pas qu’ils récidivent sur le tracé du COM !