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Une opération montée de toute pièce
Lors d’une audience spéciale au tribunal correctionnel de Montpellier, un homme de 27 ans a été relaxé après avoir été arrêté avec 10kg de résine de cannabis dans sa voiture. Il avait été trahi par un sms, mais ses avocats affirment qu’il s’agissait d’une provocation à l’infraction montée par les policiers du Groupe de lutte contre les stupéfiants.
Rapport de « la police des polices »
Un rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été consulté par Métropolitain et a poussé les juges à annuler la procédure et à relaxer le prévenu en raison de suffisamment d’éléments suscitant le doute. Il reste néanmoins la question de savoir qui a envoyé le sms.
Coup de théâtre
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Les avocats de la défense ont révélé des détails troublants lors du procès, notamment le fait que le contact du prévenu était en garde à vue au moment de l’envoi du sms et qu’il avait été privé de ses téléphones. Les avocats accusent les enquêteurs d’avoir piégé leur client et demandent l’annulation complète de la procédure.
« Manquements, mais… »
La présidente du tribunal reconnaît des manquements dans l’enquête, mais estime qu’ils ne suffisent pas à prouver la provocation policière. Elle requiert trois ans de prison, dont un avec sursis probatoire, ainsi qu’un mandat de dépôt.
Pas de fouille…
Les avocats de la défense soulignent que l’un des téléphones portables du contact du prévenu a disparu pendant sa garde à vue et que le registre ne mentionne pas de fouille. De plus, l’analyse de la téléphonie ne révèle aucun échange de sms dans le créneau horaire de celui reçu par le prévenu.
Appel du jugement
Le parquet de Montpellier fait appel du jugement et la directrice interdépartementale de la police nationale assure faire confiance à ses enquêteurs. Les avocats envisagent de déposer une plainte pour faux en écritures et usage de faux.