Montrer les sections Cacher les sections
La gestion de Confluences épinglée par la CRC
Le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d’Occitanie met en cause la gestion de l’association Confluences, basée à Montpellier, qui organise notamment les Internationales de la Guitare. Nicole Bigas, la présidente de Confluences, exprime son mécontentement face à ce rapport à charge.
Un manque de transparence
La CRC souligne que Confluences est une association culturelle qui organise les Internationales de la Guitare ainsi qu’un salon de la lutherie. Le festival est réputé, mais sa fréquentation réelle reste incertaine et les données fournies par l’association ne sont pas fiables. Confluences bénéficie de nombreuses aides publiques, mais sa transparence financière est imparfaite. Les magistrats émettent des critiques sur la gestion de l’association.
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Une période de crise passée
La situation financière de Confluences était préoccupante en 2019, mais s’est améliorée en 2022 grâce à la crise sanitaire. Les financeurs publics ont augmenté leur subvention tandis que l’association a réduit ses charges en raison du confinement. En 2019, les difficultés financières de l’association étaient principalement liées aux charges du directeur général.
Une gestion incompatible avec le statut fiscal
Confluences, en tant qu’association loi 1901, n’est pas soumise aux impôts commerciaux. Cependant, le directeur de l’association a pris des décisions sans le contrôle effectif du conseil d’administration, ce qui pourrait remettre en cause le statut fiscal de l’association. La CRC recommande une formalisation du mode de gouvernance.
Les réactions de Nicole Bigas
Nicole Bigas, la présidente de Confluences, conteste les conclusions du rapport et affirme que l’association est en désaccord avec son contenu. Elle souligne que le rapport ne relève aucune irrégularité dans la gestion financière de l’association et que toutes les décisions ont été prises légalement. Elle déplore également que le rapport ne mentionne pas les points positifs du redressement de la structure depuis 2017.