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L’association France Nature Environnement demande l’annulation des concessions des « paillotes illégales » accordées par les communes de Vendres et de Leucate
Le 26 janvier 2024, l’association France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée a demandé au tribunal administratif de Montpellier d’annuler les concessions de plages privées attribuées par les communes de Vendres et Leucate (Aude) car situées sur des espaces remarquables du littoral.
Des plages identifiées comme illégales
La FNE OCMED entend dénoncer le non-respect de la loi Littoral « qui interdit d’installer des établissements de plage dans les espaces remarquables du littoral », rappelle l’association environnementaliste, qui assure que les « paillotes » de Vendres (8 sont concernées) empiètent justement sur des espaces remarquables à protéger.
« Dans l’Hérault, la commune de Vendres vient d’obtenir une seconde prolongation de concessions de plages en espace remarquable, défini comme tel du fait de la présence de la zone Natura 2000 de la côte languedocienne… Cette concession avait été identifiée comme illégale par la mission d’inspection de l’été 2022 », rappelle la FNE.
Simon Popy : « les mentalités doivent évoluer »
« Nous avions averti que nous n’accepterions plus que les autorisations pour l’installation de plages privées dans des espaces remarquables du littoral soient reconduites », tranche Simon Popy, président de la FNE Occitanie-Méditerranée : « Nous avons demandé au tribunal administratif de Montpellier d’annuler les concessions de ces plages en espaces remarquables qui sont des espaces favorables à la biodiversité et des lieux où la liberté de chacun de se reconnecter à la nature est préservée… Ces espaces n’ont pas vocation à se faire grignoter par les établissements de plages privées. Encore faut-il que la loi soit appliquée ici comme ailleurs. Notre fédération s’y emploie. Comme en Provence ou sur la côte catalane espagnole, les établissements de plage doivent se concentrer au droit des zones urbaines, qui sont largement assez étendues pour répondre aux désirs de l’économie touristique. Les mentalités doivent évoluer ».