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Surpopulation carcérale à Béziers et Villeneuve-lès-Maguelone
Le syndicat Ufap Unsa Justice d’Occitanie tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la surpopulation carcérale, notamment dans les centres pénitentiaires de Béziers et de Villeneuve-lès-Maguelone. Aujourd’hui, 178 détenus dorment sur des matelas dans des cellules.
Des chiffres alarmants
Les établissements pénitentiaires d’Occitanie sont au bord du gouffre. Plus de 850 détenus dorment à même le sol dans les prisons de la région, dont 72 à Villeneuve-lès-Maguelone, 106 à Béziers, 117 à Nîmes, 245 à Seysses, 106 à Perpignan et 55 à Montauban. Cette situation dramatique est exacerbée par un sous-effectif chronique du personnel pénitentiaire.
Nouveau garde des Sceaux
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Le syndicat Ufap Unsa Justice dénonce l’inaction du gouvernement face à cette crise. Les agents pénitentiaires sont épuisés et démotivés, et mettent en garde contre les conséquences désastreuses de cette situation. La nomination de Didier Migaud comme ministre de la Justice et garde des Sceaux du gouvernement de Michel Barnier laisse espérer des mesures prioritaires pour traiter cette situation inquiétante.
Des mesures concrètes demandées
L’Ufap Unsa Justice demande au gouvernement de prendre conscience de l’urgence et de mettre en œuvre des mesures concrètes. Il est nécessaire de renforcer les effectifs en personnel pénitentiaire, d’investir massivement dans la création de nouvelles places de prison, d’accélérer les projets déjà en cours et de sensibiliser l’appareil judiciaire aux alternatives à l’incarcération.
Appel à la mobilisation
Le syndicat appelle l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à se mobiliser pour exiger des solutions durables. Il réclame des transferts massifs et rapides des détenus sans liens familiaux, sous OQTF ou interdits de territoire vers des directions pénitentiaires interrégionales moins surchargées.
Le silence et l’inaction
Le syndicat s’interroge sur le manque de solutions d’urgence proposées par le directeur interrégional basé à Toulouse. Il estime que le silence et l’inaction ne font qu’aggraver une situation déjà catastrophique. Les personnels pénitentiaires d’Occitanie sont au bord du burn-out et il est nécessaire de stopper l’hémorragie.