Prison ferme pour un chauffard à Béziers après un tir de la police nationale

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Par LocMontpellier

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Un chauffard condamné à Béziers

Mercredi dernier, un homme ayant refusé de se soumettre aux ordres des forces de l’ordre à Béziers a été condamné à une peine de trente mois de détention ferme. Son interpellation a eu lieu après qu’un policier national ait tiré et qu’un accident se soit produit.

Décision du tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel de Béziers a prononcé une peine de trente mois d’emprisonnement, ainsi que la révocation de six mois de sursis, pour le prévenu, ce mercredi 6 novembre 2024. Parmi les policiers impliqués, l’un a subi des blessures lors de l’incident.

Le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, a souhaité clarifier la situation dans ses déclarations : « Il ne faut pas se tromper d’affaire, c’est bien l’accusé qui est sur le banc des accusés ». Il a également mentionné qu’une enquête de l’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, a été ouverte. « Je prendrai les décisions nécessaires par la suite », a-t-il ajouté. Les enquêteurs de l’IGPN à Marseille ont débuté leurs investigations immédiatement après les interpellations, entendant les policiers pendant plus de huit heures.

Un prévenu au passé judiciaire chargé

Le prévenu, qui avait déjà été condamné à quinze reprises depuis 2017, a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Fin septembre, il s’était rendu à Béziers depuis Dijon pour rendre visite à son père, actuellement en semi-liberté. Il a pris le véhicule de son père sans lui demander et a conduit en état d’ivresse, commettant de nombreuses infractions. « Il était 5 heures du matin, je sortais d’une fête, et la soirée a mal tourné. C’était juste un refus d’obtempérer. Rien de plus », a-t-il déclaré.

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Défense des policiers en jeu

Me Jean-Daniel Cauvin, avocat des policiers, a défendu leurs actions : « Le tir était la seule option pour les arrêter. Ce sont des policiers nationaux très jeunes, dont l’un a déjà été décoré pour sa bravoure. Leur honneur était en jeu ». Raphaël Balland a insisté sur le fait qu’il défendrait un policier en danger, mais il a aussi précisé que, lorsque le commissaire de Béziers lui a présenté une vidéo révélant d’autres éléments, il a dû en tenir compte. « Aujourd’hui, c’est l’accusé que nous jugeons, et non les policiers. Il ne semble pas se soucier de ses actes, étant sous le coup de deux sursis probatoires et d’un contrôle judiciaire pour un précédent refus d’obtempérer. Avec un tel parcours, il est essentiel d’imposer une sanction stricte », a-t-il ajouté, demandant ainsi 30 mois d’incarcération et la révocation de deux sursis probatoires.

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Réactions de la défense du prévenu

En plaidant pour son client, Me François Bermond a remis en question la version des policiers : « Ce sont eux qui ont percuté le véhicule, qui a ensuite dévalé des escaliers. Concernant le tir, il faut admettre que les policiers doivent maîtriser leurs actions. C’est pourquoi nous leur faisons confiance. Le policier n’était pas en danger, il devrait donc être acquitté sur ce point ». Cependant, les juges n’ont pas retenu ses arguments et ont prononcé une peine de prison ferme. Le chauffard a donc été renvoyé derrière les barreaux.

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