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Le go à Montpellier : un club dédié depuis près de cinquante ans
Montpellier, première ville sportive de France, propose de nombreuses activités sportives telles que le football, le rugby, le handball, le basket-ball, la course à pied et le judo. Mais la ville se démarque également dans un domaine inattendu : le go, un jeu de société originaire de Chine vieux de plus de 3 000 ans. Montpellier compte un club de go reconnu par la Fédération Française de Go (FFG) depuis 1991.
La petite histoire du go
Le go, également appelé jeu de go, est originaire de Chine et est d’abord réservé aux classes dirigeantes. Il gagne en popularité au Japon dans les années 90, puis en Chine et en Corée. Au Japon, le go est considéré comme un jeu réservé aux plus âgés. Pour susciter l’intérêt des jeunes, la Fédération japonaise de go fait appel à Takeshi Obata, mangaka à l’origine de Death Note, pour créer un manga intitulé Hikaru no go. Ce manga permet de redonner un second souffle au go et de le faire connaître en Europe. En France, le go s’est implanté dans les années 68 grâce à des maoïstes qui ont diffusé la culture du go sous un aspect pédagogique et philosophique.
Le go, une passion qui dure
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A Montpellier, le club de go Montpellier Komoku compte de nombreux membres passionnés par ce jeu. Parmi eux, Nicolas Théron, président du club, et Colin Carrère, secrétaire. Colin pratique le go depuis quinze ans et affirme que ce jeu a occupé la moitié de sa vie. Nicolas, quant à lui, a découvert le go grâce à un enseignant de l’université et n’a plus jamais arrêté de jouer depuis. Les deux joueurs estiment que le go permet de révéler la personnalité des joueurs et souhaitent améliorer la communauté du go avec bienveillance.
Un club actif et ouvert à tous
Le club Montpellier Komoku organise régulièrement des rencontres au sein de la brasserie Le Dôme tous les jeudis soir. Cependant, afin d’être plus inclusif, le club propose également des rendez-vous à la ludothèque de la médiathèque Émile Zola les deuxièmes et quatrièmes samedis du mois. Le troisième samedi du mois, les membres se retrouvent au Dokusho, un café zen autour de l’univers nippon. Enfin, tous les premiers dimanches du mois, le club se réunit en terrasse d’une brasserie à Sète. Le club compte actuellement 40 membres, mais accueille volontiers de nouveaux joueurs sans condition d’âge, de matériel ou de financement.
Le go, un jeu de stratégie et de compétition
Les joueurs de go montpelliérains apprécient les moments de convivialité mais sont également passionnés par la compétition. Ils organisent leur propre tournoi, celui du solstice, et participent à des tournois sur tout le territoire national. Une partie de go dure en moyenne 2h30 et se joue en près de 200 coups. Les joueurs de go utilisent un pendule Fischer pour réguler leur temps de jeu. Chaque tournoi peut décider de ses propres règles. Le jeu se joue sur un goban de taille 19×19 et les joueurs posent à tour de rôle une pierre sur une intersection vide du goban. L’objectif est d’encercler des intersections vides avec des pierres de sa propre couleur pour établir des territoires. Le joueur avec les pierres noires commence la partie et le joueur avec les pierres blanches bénéficie d’un avantage compensatoire appelé le komi.
Une communauté désireuse d’apprendre
Le go transmet de nombreuses valeurs et favorise l’apprentissage permanent. Les joueurs de go peuvent s’aider les uns les autres à progresser en analysant leurs parties ensemble. Le monde du go est régi par un système de handicap qui permet aux joueurs moins forts de bénéficier d’un avantage pour rendre la partie plus équilibrée. La communauté du go est également présente en ligne, où les joueurs peuvent échanger et apprendre les uns des autres.