À Montpellier, l’épreuve dramatique d’une mère de famille s’ouvre devant les assises de l’Hérault, alors qu’elle est accusée d’avoir infligé une famine fatale à sa fille de 13 ans. La mère, Sandrine Pissarra, âgée de 54 ans, fait face à des accusations accablantes d’actes de torture et de barbarie, pour lesquels elle risque la réclusion à perpétuité. Ce procès, chargé en émotion et en questionnements, soulève des enjeux sociaux et humanitaires intenses, plongeant la communauté dans une réflexion sur la responsabilité et la protection des plus vulnérables.
Ouverture du procès à Montpellier : une affaire tragique s’ouvre dans la ville de l’Hérault, où une mère est accusée d’avoir causé la mort de sa fille par famine. Les accablantes accusations d’« actes de torture » et de « barbarie » pèsent sur Sandrine Pissarra, ainsi que des charges de violences volontaires sur son enfant unique, Amandine, âgée de seulement 13 ans.
Ce lundi 20 janvier 2025 marque le début du procès à Montpellier, où Sandrine Pissarra, âgée de 54 ans, comparait devant la cour d’assises de l’Hérault. Elle est accusée d’avoir affamé à mort sa propre fille, Amandine, pesant à peine 28 kg pour 1,55 mètre au moment de son décès dramatique par arrêt cardiaque en août 2020.
Amandine, victime de privations extrêmes, a également souffert d’une septicémie et d’un syndrome de renutrition inappropriée. Elle avait perdu plusieurs dents et ses cheveux avaient été arrachés. Sa mère ne l’ayant nourrie que de quantités minimales de nourriture la veille de sa mort, Amandine vivait, selon des soupçons, sous le joug d’une mère tyrannique.
Le compagnon de la mère, Jean-Michel Cros, 49 ans, se trouve également sur le banc des accusés. Il est jugé pour négligence grave, accusé de ne pas avoir tenté de sauver Amandine et de l’avoir privé de soins. Si les faits sont avérés, il pourrait encourir 30 ans de réclusion.
Depuis son plus jeune âge, Amandine semblait être le souffre-douleur de sa mère, subissant des punitions dégradantes, notamment des interminables heures d’écriture et l’enfermement régulier dans un débarras sous surveillance vidéo. Ces comportements sont perçus comme des actes synonymes de torture.
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Philip Green, le juge d’instruction, a mentionné dans son rapport que les actions de Sandrine Pissarra visaient intentionnellement à nuire à sa fille d’une manière honteuse et humiliante. Les observations psychiatriques suggèrent que Sandrine aurait assimilé sa haine envers le père d’Amandine à son propre enfant, conduisant à un cycle de violence inimaginable.
Les événements les plus poignants ont eu lieu durant le premier confinement de mars 2020, lorsque la vie scolaire d’Amandine a été interrompue. Cette période de retrait social a marqué l’épuisement extrême de son état physique et psychologique, culminant avec sa mort tragique dans la maison familiale de Montblanc.
Ce procès ne vise pas seulement à rendre justice à Amandine, mais également à mettre en lumière les terribles réalités familiales qu’elle a subies. C’est un rappel poignant que ces tragédies, bien que cachées derrière les portes closes, nécessitent une vigilance accrue de la part des voisins, des amis et des institutions.
L’affaire a attiré l’attention nationale et met en exergue la nécessité d’une action collective pour prévenir la violence domestique et protéger les enfants vulnérables. L’issue de ce procès devrait sensibiliser le public et renforcer les mesures nécessaires pour éviter que de telles horribles violations des droits de l’enfant ne se reproduisent.