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Extraction de quinze épaves de navires à Sète
Une initiative importante a été lancée pour retirer un total de quinze épaves de navires d’ici le 10 décembre. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre Sète Agglopôle et les autorités étatiques.
Début des opérations de nettoyage
Depuis le 2 décembre 2024, une mission complexe a été initiée pour extraire 15 épaves de bateaux qui se trouvent dans un état de délabrement avancé dans la lagune de Thau ainsi que dans les canaux de Sète. Ces embarcations, dont certaines sont présentes depuis de nombreuses années, émettent des substances nocives et portent atteinte à la faune et la flore locales. C’est la Brigade bleue de Sète Agglopôle Méditerranée, avec le soutien de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), qui est en charge de cette opération, visant à protéger cet écosystème vulnérable.
Avancement des travaux d’extraction
Les premières actions ont été réalisées à Balaruc-les-Bains, où quatre épaves ont été retirées en ce début de semaine. Les opérations se poursuivent à Sète, jusqu’au 10 décembre, dans plusieurs zones, notamment autour du parc Aquatechnique, du Pont Levis et de l’île de Thau, où il est prévu de retirer encore 11 autres bateaux.
Une logistique soignée et un recyclage durable
Chaque intervention débute par un repérage minutieux et l’identification des épaves par les agents de la Brigade bleue. Ensuite, la DDTM met en place des démarches administratives pour tenter de retrouver les propriétaires de ces navires. Si aucune personne ne se manifeste, la propriété des épaves est transférée à Sète Agglopôle Méditerranée, qui donne alors le feu vert pour leur extraction. Des barges spécialisées et des grues sont mobilisées pour soulever les bateaux qui sont souvent coincés dans les sédiments.
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Un traitement respectueux de l’environnement
Après leur extraction, les épaves sont dirigées vers l’APER (Association pour la plaisance éco-responsable), un organisme national dédié à la déconstruction et au recyclage des embarcations hors d’usage. Ce processus est financé par une éco-contribution incluse dans le prix d’achat des navires, garantissant ainsi un traitement respectueux de l’environnement. Le coût total de cette mission est estimé à 31 548 euros, dont 80 % sont pris en charge par le fonds d’intervention maritime (FIM) de l’État et 20 % par Sète Agglopôle Méditerranée.