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Ouverture d’une enquête suite aux propos de Florence Médina
Le parquet de Montpellier a annoncé ce mardi l’ouverture d’une enquête suite aux propos tenus par Florence Médina sur les réseaux sociaux. Ancienne candidate de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour, aux dernières élections législatives dans l’Hérault, Florence Médina s’est fait remarquer grâce à un message évoquant les « ratonnades », des expéditions punitives exercées contre des Maghrébins dans les années 50 et 60 pendant la guerre d’Algérie.
Des propos choquants
Florence Médina a réagi à l’actualité en appelant au retour des ratonnades suite à la mort du jeune Thomas à Crépol dans la Drôme. Son message est sans ambiguïté : « Si c’est la guerre que les racailles veulent, ils vont l’avoir. Dans les années 80, il existait des ratonnades. Au risque de choquer, on peut recommencer, mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armés ».
Le parquet ouvre une enquête
Le Parquet de Montpellier a confirmé se saisir de l’affaire et a qualifié les propos de Florence Médina de provocation publique à la haine ou à la violence à raison de l’appartenance à une ethnie, race ou religion. Une enquête préliminaire a été ordonnée et confiée à la sûreté départementale de l’Hérault.
SOS Racisme dépose plainte
SOS Racisme a également réagi en déposant plainte pour incitation à la haine raciale. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a salué la décision du Parquet et a souligné que les actes séditieux et violents de l’extrême-droite doivent être condamnés sans réserves.