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Découverte tragique à Montpellier
Un corps sans vie a été retrouvé dans un squat situé dans le quartier des Près d’Arènes à Montpellier, lors du week-end dernier. L’enquête est actuellement menée par la police nationale.
Une alerte donnée par un résident
La découverte a été signalée par un témoin qui a été dérangé par des odeurs nauséabondes émanant d’un bâtiment abandonné et squatté, situé sur la rue du Lantissargues, entre les secteurs des Près d’Arènes et de la Restanque.
Des indices sur la mort
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Le corps de cet homme, qui vivait dans la rue, présentait un degré avancé de décomposition, ce qui laisse présager aux enquêteurs du Service local de police judiciaire (SLPJ) que son décès pourrait remonter à plusieurs semaines, voire au-delà. La police scientifique a effectué des analyses sur place pour recueillir des éléments utiles à l’enquête.
Autopsie ordonnée
Une autopsie a été demandée afin de déterminer les circonstances exactes de la mort, qu’elle soit d’origine naturelle, accidentelle ou criminelle. Ce lieu de découverte, éloigné du centre-ville, est souvent fréquenté par des sans-abris qui cherchent des abris loin de l’Écusson, comme l’indique l’association montpelliéraine Entraide SDF.
Impact des politiques municipales
Les bénévoles de cette association pointent du doigt la municipalité de Montpellier, qui, par un arrêté municipal en vigueur depuis le printemps dernier, a désigné certaines zones périphériques pour forcer les personnes sans domicile à se déplacer vers des lieux comme Port Marianne, Antigone, le Mas Drevon, Celleneuve et les Près d’Arènes. Par conséquent, de nombreuses personnes à la rue se retrouvent à s’installer dans des bâtiments inoccupés, devenus des squats.
Réaction des associations
En avril, Entraide SDF a publié une lettre ouverte pour dénoncer cette décision municipale, faisant état d’un renforcement des actions de la police municipale dans l’Écusson pour déplacer les sans-abris. Cet arrêté municipal, renouvelé chaque année en avril, interdit « l’occupation abusive ou prolongée dans certaines rues ».
Chiffres alarmants
Selon des données fournies par des associations œuvrant auprès des sans-abris, comme le Samu social, cette population vulnérable, souvent mal vue par les commerçants du centre-ville, serait comprise entre 1 800 et 2 000 personnes, en fonction des saisons.