Montpellier : un projet ‘Coucou’ à 65 000 euros suscite la controverse et l’indignation des habitants face au gaspillage

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Par LocMontpellier

Dans le quartier des Hauts de Massane à Montpellier, l’installation d’une structure en bois affichant le mot « Coucou » a provoqué une vague d’indignation parmi les habitants. Considéré comme un exemple de gaspillage financier, ce projet, au coût de 66 000 euros, soulève de nombreuses critiques. De nombreux résidents déplorent que cet investissement ait été réalisé alors que le quartier souffre déjà d’un manque criant de services publics et d’entretien, et réclament davantage de concertation et de prise en compte de leurs besoins réels.

Dans le quartier des Hauts de Massane à Montpellier, une nouvelle installation en bois portant le mot « Coucou » n’en finit pas de faire parler d’elle. Alors que ce projet a coûté la somme exorbitante de 66 218€ HT, bon nombre d’habitants jugent cette dépense comme un exemple criant de gaspillage financier. Leurs besoins en termes de sécurité, propreté et services publics étant loin d’être satisfaits, cette somme aurait, selon eux, pu être mieux utilisée. Le contraste entre la structure flambante neuve et les infrastructures en déclin du quartier soulève des interrogations sur les priorités budgétaires de la ville.

Pour de nombreux habitants, tels que Yanis*, qui vit depuis longtemps à Hauts de Massane, l’installation de « Coucou » en place de l’ancien affichage « Hollywood » surplombant la colline est synonyme de décisions urbaines peu inspirées. Ce nom, jugé simpliste, a été mal accueilli et renforce l’idée d’un projet instauré sans véritable concertation des résidents. Malgré des sollicitations, la Ville de Montpellier n’a pas répondu aux critiques liées à cette dépense. Yanis s’insurge aussi contre la qualité esthétique de l’installation qu’il juge disgracieuse et à l’origine d’une destruction d’espaces naturels protégés.

La colère de Yanis est loin d’être isolée. Adil Sosso, ancien militant du collectif de rénovation du quartier du Petit bard, partage l’avis que cet argent aurait été mieux investi dans les associations locales, lesquelles sont sévèrement sous-financées et peinent à mener à bien leurs missions. Le choix du mot « Coucou » n’a fait l’objet d’aucune discussion préliminaire avec les Pailladins, laissant un goût amer de décisions prises sans aucune intention de respecter la volonté des habitants. Adil s’inquiète également des matériaux utilisés pour la structure et remet en question leur durabilité face aux conditions climatiques.

Même si cette installation devait entrer dans le cadre du NPRU Mosson et visait à rehausser le cadre de vie des résidents, le sentiment d’être abandonné dans un quartier où la sécurité reste une priorité non traitée se fait de plus en plus intense. Episodes de cambriolages répétés et actes de violence inextinguibles accentuent le climat de méfiance déjà grandissant face à un manque flagrant d’engagement municipal. La propreté laisse également à désirer, le lac des Garrigues ayant perdu son éclat d’antan faute d’entretien régulier.

Les critiques de Yanis concernant la gestion du quartier ne s’arrêtent pas à la sécurité et à la propreté. Le parc public devait être revitalisé, mais sa condition n’a fait que se détériorer avec le temps. Les services publics de proximité tels que la médiathèque, la piscine Neptune et les crèches restent fermés. Cette réalité impose aux habitants une désespérance palpable. Des lieux qui étaient autrefois lieux de rassemblement désertent, amplifiant le sentiment de dysfonctionnements généralisés.

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Les regards se tournent également vers le fonctionnement du conseil du quartier, jugé biaisé, et la mise en œuvre de politiques publiques. Adil critique la direction actuelle du maire de Montpellier, Michaël Delafosse, soulignant que les actions en cours ne sont que les restes des projets de l’ancien maire, Philippe Saurel. Les ruptures promises n’ont fait qu’accentuer un mécontentement déjà fort. Dans ce contexte, des plateformes comme arrêtons le gaspillage alimentaire et réutilisation des livres profitent aux habitants, tout en soulignant les incohérences dans les dépenses publiques.

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