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Un Montpelliérain identifié grâce à des indices scientifiques
Un homme de 29 ans habitant Montpellier a été appréhendé en lien avec plusieurs cambriolages et vols à la roulotte. La police a réussi à le localiser au centre de semi-liberté, où il était en train de dormir au moment de son arrestation, ce jeudi 28 novembre 2024.
Des indices qui mènent à l’arrestation
Ce malfaiteur, déjà bien connu des forces de l’ordre, purgeait une peine aménagée à la suite d’une condamnation par le tribunal correctionnel de Montpellier. Il était en effet détenu dans un établissement de semi-liberté situé rue Donnât, où il devait passer ses nuits. Les enquêteurs ont pu le relier à plusieurs affaires grâce à des traces d’empreintes digitales recueillies par la police scientifique lors d’un vol dans un garage souterrain, survenu en août dernier.
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La traque par l’ADN
Les enquêteurs du Service local de police judiciaire (ex-sûreté départementale) ont pu établir un lien avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), qui a révélé que l’ADN du suspect avait été relevé lors d’autres investigations entre mars 2023 et août 2024, principalement pour des vols à Montpellier et à Lattes. En janvier et février, puis en août, le jeune homme a été suspecté d’avoir effectué des cambriolages suivant un même modus operandi, ciblant des box souterrains et des voitures stationnées, notamment dans le secteur d’Ovalie.
Un cadeau empoisonné pour les fêtards
À l’approche des fêtes de fin d’année, les forces de l’ordre ont consolidé leur enquête en réunissant les éléments de plusieurs vols présumés, permettant ainsi de placer le suspect en garde à vue. Lors de la fouille de sa cellule, un pied de biche a été découvert. Bien qu’il ait reconnu sept des faits qui lui étaient reprochés, il a nié son implication dans un huitième vol, malgré la présence de son ADN sur l’objet incriminé, expliquant qu’il prêtait parfois ce pied de biche à des complices.
Un jugement prévu pour février
Après plusieurs heures de garde à vue, cet individu a été renvoyé au centre de semi-liberté, mais avec une convocation pour une audience au tribunal correctionnel prévue pour le mois de février prochain. Toutefois, il est probable que le juge de l’application des peines reconsidère son aménagement de peine, ce qui pourrait lui faire retrouver une cellule au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone.
Définition de la semi-liberté
La semi-liberté est un aménagement d’une peine d’emprisonnement qui autorise le condamné à sortir de l’établissement pénitentiaire pour réaliser des activités spécifiques définies par le tribunal. Ces activités peuvent inclure un emploi, des études, des stages, ou des traitements, ainsi que la participation à des projets d’insertion. Le condamné doit revenir à l’établissement pénitentiaire selon les horaires fixés par le juge. La gestion de cette mesure est assurée par les surveillants de l’administration pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone.
Conditions pour bénéficier de la semi-liberté
Un condamné en semi-liberté est incarcéré dans une structure qui lui est dédiée, qu’il s’agisse d’un quartier réservé aux peines aménagées ou d’un centre de semi-liberté. Il est considéré comme un détenu à part entière, soumis aux mêmes obligations que les autres prisonniers, tout en ayant le droit à des permissions de sortie et à des réductions de peine. En d’autres termes, il peut quitter la prison pendant la journée pour des raisons professionnelles et doit revenir à la fin de cette période. La semi-liberté ne peut être accordée que si la peine de prison ferme n’excède pas un an.