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Condamnation d’Alain Derey
L’ancien directeur de l’École nationale supérieure d’arts et métiers, Alain Derey, a reçu une peine d’un an de prison avec sursis, prononcée ce mardi par le tribunal correctionnel de Montpellier, en raison de faits de harcèlement sexuel.
Détails du jugement
Ce mardi 5 novembre 2024, la décision du tribunal correctionnel est tombée concernant le cas de harcèlement sexuel qui a touché l’Ensam à Montpellier. Alain Derey a été reconnu coupable et condamné à une peine de douze mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 4 000 euros pour « harcèlement sexuel par une personne abusant de son autorité ». De plus, il a été ordonné de verser 6 000 euros en réparation du préjudice moral ainsi que 1 000 euros pour couvrir les frais d’avocat à l’enseignante plaignante, qui était en contrat à durée déterminée à l’époque des faits et a depuis été titularisée.
Relaxation des autres accusations
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Alain Derey a été acquitté des accusations de harcèlement moral visant quatre de ses collègues, deux hommes et deux femmes. Jacques Brion, un enseignant de l’Ensam également cité dans cette affaire, a lui aussi été relaxé des accusations de harcèlement moral. Ce jugement a été rendu au moment d’une semaine nationale dédiée à la prévention et à la lutte contre le harcèlement, tant moral que sexuel.
Contexte de l’affaire
L’affaire, qui a suscité une attention médiatique importante, a débuté en 2020, après que Alain Derey a été à la tête de l’Ensam pendant six ans, ayant précédemment dirigé Sauramps. Un pré-rapport sur les risques psychosociaux, élaboré par un organisme indépendant, avait mis en lumière une situation alarmante au sein de l’institution, dénonçant des comportements inappropriés et des attitudes discriminatoires à connotation sexuelle.
Enquête et suites judiciaires
Suite à onze plaintes déposées par six femmes et cinq étudiants, une enquête de deux ans a été menée, ciblant Alain Derey et Jacques Brion. L’Inspection générale des affaires culturelles (Igac) du ministère de la Culture a lancé une enquête interne à l’issue de laquelle Jacques Brion a été suspendu, avant d’être réintégré après une décision du tribunal administratif de Montpellier. L’ancien directeur dispose désormais de dix jours pour faire appel de cette décision.