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Un drame sanglant
Mardi 20 février 2024, un septuagénaire a tué son ex-femme avant de se suicider sur le parvis du tribunal judiciaire de Montpellier. Cette tragédie a suscité de nombreux commentaires et débats quant à la création du crime de féminicide dans le Code pénal.
Le contexte du drame
Le drame s’est déroulé à 14h, lorsque Jacques, 72 ans, a sorti un révolver 357 magnum et a tiré à bout portant sur Marie-Pierre, 66 ans, son ex-femme. Le couple était convoqué par un juge des affaires familiales pour un contentieux lié au partage de leur patrimoine. Ils résidaient à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier.
Une enquête en cours
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Une enquête est actuellement menée par le Service interdépartemental de police judiciaire de Montpellier afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame. Les membres des deux familles, les amis, les voisins et les témoins seront auditionnés dans le cadre de cette enquête.
Le débat sur le féminicide
Ce drame relance le débat sur la création du crime de féminicide dans le Code pénal. Certains responsables d’associations et avocats soutiennent cette idée, tandis que d’autres, notamment dans la magistrature, s’y opposent.
L’extinction de l’action publique
La question de la propriété de la magnifique propriété de Jacques à Castelnau-le-Lez, qui aurait pu être à l’origine de ce geste tragique, sera clôturée par l’application de l’article 6, alinéa 1er du Code de procédure pénale. En effet, l’action publique s’éteint par la mort du prévenu, conformément à la loi.
L’hommage à la victime
Le collectif Osez le féminisme a organisé un hommage à Marie-Pierre, la victime de ce féminicide. Des associations, des élus, des avocats et des anonymes se sont réunis sur le parvis du tribunal judiciaire pour déposer 22 paires de chaussures, symbolisant les 22 féminicides déjà commis depuis le début de l’année en France.
Le débat sur l’homicide routier
Ce débat sur la création du crime de féminicide rappelle celui qui a eu lieu ces dernières années concernant les accidents mortels de la route. Certains acteurs de la société militent pour que ces accidents soient jugés pour le délit d’homicide routier plutôt que d’homicide involontaire.
Conclusion
La création du crime de féminicide dans le Code pénal s’annonce comme un débat complexe et difficile. Il soulève des questions sur la reconnaissance de la violence de genre et la nécessité de lutter contre les violences faites aux femmes.